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Belle surprise en ce mois de juin : le livre « Journal de mon jardin zen » de Joshin Bachoux Sensei, qui était épuisé depuis plusieurs années, est réédité dans la collection du Seuil « Points Vivre » avec un nouveau titre : « Tout ce qui compte vraiment en cet instant » (7,20 euros)

JB

Voilà la présentation faite sur le site de l’éditeur :

Cultiver son jardin intérieur
Proche de la nature et du silence, Joshin Luce Bachoux, qui a choisi de vivre dans un temple zen, nous invite à un voyage vers notre jardin intérieur. Il ne s’agit pas de s’extraire du monde, de son fracas et de sa fureur, mais d’apprendre à le regarder autrement, à réorienter notre regard.
Un livre plein de poésie pour adoucir le quotidien, pour être plus présent à la vie.
Nonne bouddhiste, Joshin Luce Bachoux anime « La Demeure sans limites », temple zen et lieu de retraite à Saint-Agrève, en Ardèche.
« Donner n’existe pas, recevoir n’existe pas : il n’y a que le partage. »

http://www.lecerclepoints.com/livre-tout-ce-qui-compte-cet-instant-joshin-luce-bachoux-9782757853313.htm

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Le mercredi 6 novembre prochain à 19h30, à l’invitation d’Uccle-Laïque, le Professeur Baudouin DECHARNEUX (ULB), maître de recherches du FRS-FNRS et membre de l’Académie Royale de Belgique, donnera une conférence intitulée « Le bouddhisme entre religion et philosophie – un point de vue laïque ». La conférence sera suivie d’un débat.

Quand : MERCREDI 6 NOVEMBRE À 19H30 (ouverture des portes à 19h)
Où : A LA MAISON DES ARTS  CENTRE DU DOYENNÉ – 102, RUE DU DOYENNÉ À UCCLE – PARVIS ST-PIERRE
PAF : 5 EUROS

Réservations (souhaitées) et infos complémentaires : info@uccle-laique.be.

Affiche Bouddhisme

« Qu’est-ce que le bouddhisme ? C’est avant tout un retour sur ce que nous sommes. Avant d’être une doctrine, une religion ou une philosophie, il est ce mouvement fondamental qui consiste à être à l’écoute de notre propre expérience afin d’y reconnaître l’ouverture qui la sous-tend. »

Fabrice Midal, Lumières au pays des neiges, Anthologie du bouddhisme tibétain, Pocket, Paris 2003, p.19

Les textes proposés sur le blog de Shikantaza expriment avant tout l’opinion de leurs auteurs. Les lecteurs sont invités à les examiner avec l’esprit de libre arbitre prôné par le Bouddha dans le Kalama Sutta.

Celui qui fait le bien connaît le bonheur,

celui qui fait le mal va à l’encontre d’un sort funeste.

Étant donné que tout est impermanent,

il n’y a rien sur quoi on puisse s’appuyer.

La Voie du milieu prône le rejet de points de vue extrêmes, par exemple l’éternalisme (« Les choses existent réellement. ») et le nihilisme (« Rien n’existe. »).

Kôshô Uchiyama donne de cet enseignement un commentaire soucieux d’éclairer notre pratique quotidienne. L’enseignement de la Voie du milieu, dit-il, nous encourage à éviter le piège dans lequel tombe celui qui isole parmi l’ensemble des enseignements du Bouddha, par ignorance, facilité ou opportunisme, certains concepts qu’il érige en dogmes. Une telle attitude entraîne nécessairement de la confusion. Prenons les deux phrases en exergue de cet article. Si on y réfléchit bien, elles sont fondamentalement contradictoires. Elles évoquent pourtant deux principes fondamentaux du bouddhisme : l’impermanence et la loi de causalité…

Si nous réduisons les enseignements du bouddhisme à des slogans, à des dogmes, nous aboutissons nécessairement à une « impasse » (cf. cette entrée) ou aux aberrations décrites ci-dessous par Kôshô Uchiyama.

« Ce que je vous propose à présent est la caricature d’un style de vie peut-être pas très différent de celui de nombreuses personnes dans le monde aujourd’hui. Un jeune homme se met à réfléchir à sa vie future et se demande ce qu’il devrait en faire. Il se dit que tout est impermanent, que la vie est courte et que nous ignorons quand nous allons mourir. Dès lors, la meilleure façon de vivre est d’agir selon son bon plaisir jusqu’à ce que, l’heure venue, la mort survienne. Il mène donc sa vie comme bon lui semble, se permettant tout et n’importe quoi. Il finit par tomber à court d’argent, attrape la tuberculose et une maladie vénérienne. Il se dit que la fin est proche et décide de faire un dernier mauvais coup : un braquage de banque. Lors du braquage, il s’attaque à quelqu’un avec un couteau et est arrêté peu après. Une fois arrêté, il tente de se suicider en se coupant la langue, mais échoue. Il prend 7 ans et purge sa peine, accablé par la maladie. Après sa libération, la société rejette cet ex-détenu. Lui-même a perdu à la fois le courage de poursuivre sa vie détruite et de se suicider.

Voilà donc une personne qui a bâti sa vie sur une conception erronée de l’impermanence. Considérant que la vie est brève et que personne ne sait quand il va mourir, il est pris de désespoir. Et c’est à ce moment précis que la loi de causalité se manifeste. Suite à sa vie de débauche et à la fréquentation de prostituées, il a contracté la tuberculose et une maladie vénérienne. Le braquage de la banque l’a amené en prison. Devenu incapable de gérer sa propre vie, il a dû subir les conséquences de ses actions antérieures.

De même, une personne qui ne raisonne qu’en termes de causes et d’effets [et qui a acquis par ses actes une fortune et une constitution exceptionnelles] peut mourir en un instant dans un accident de circulation. (…) Si vous accordez trop d’importance à la causalité, vous allez très probablement être subitement confronté à l’impermanence ou alors, l’enchaînement des causes et des effets va prendre un tour complètement inattendu. (…)

[L’erreur qui consiste à envisager notre vie sous le seul angle de l’impermanence ou de la causalité, poursuit Kôshô Uchiyama, est à l’origine de l’enseignement de la Voie du milieu.]

« Suivre la Voie du milieu » ne signifie pas « Couper la poire en deux ». Cela n’a rien à voir avec un compromis frileux ou un éclectisme superficiel. Pratiquer la Voie du milieu, c’est au contraire accepter dans notre propre vie cette contradiction de l’impermanence et de la causalité. Accepter signifie aller au-delà, sans essayer de la résoudre. Fondamentalement, la vie est contradiction. Et la grandeur de notre vie [life force], notre aptitude à accepter et intégrer la contradiction sans tenter de la résoudre ou être annihilé par elle. »

Kôshô Uchiyama, How to cook your life, Boston & London, Shambala, 2005, p. 62-63

Les textes proposés sur le blog de Shikantaza expriment avant tout l’opinion de leurs auteurs. Les lecteurs sont invités à les examiner avec l’esprit de libre arbitre prôné par le Bouddha dans le Kalama Sutta.

«On ne peut donc parler de plusieurs bouddhismes, mais d’un bouddhisme multiforme. C’est, à mon sens, la preuve de l’adaptabilité mais aussi de la solidité et de l’unité fondamentale de la doctrine bouddhique. Ni fixé par un dogme, ni dilué au cours de sa longue histoire et de ses pérégrinations asiatiques, il se décline en une série de variations sur un thème majeur : l’émancipation de la souffrance par l’accès à l’Éveil spirituel. Il n’est donc pas plus « fait » pour l’Occident qu’il ne l’était pour les cultures asiatiques : il dépasse tous les comportements culturels, qu’il décrit comme autant de pièges illusionnants. À la différence des religions monothéistes, il ne cherche pas à régir la vie de nos sociétés mais en montre les failles. Sa psychologie ne vise pas le bien-être immédiat et temporaire de l’individu, mais pointe du doigt le mal-être inhérent à toute existence marquée par l’avidité d’un bien-être égotique.

On l’aura compris : le bouddhisme n’est ni réductible à la recherche d’un mieux-être, ni un baume pour les bobos de la vie quotidienne. Il ne propose pas un « nouvel âge » de compromis où tout ira mieux sans rien changer à nos habitudes, et la méditation bouddhique n’est ni une technique de relaxation ni un anxiolytique pour échapper à la réalité quotidienne. Il suggère au contraire de nous interroger au plus profond de nous-mêmes sur les mobiles qui nous animent : continuons-nous à nous laisser dominer par nos désirs les plus immédiats, ou bien recherchons-nous la paix véritable de l’esprit, qui n’est accessible qu’au prix de la plus grande lucidité sur nous-mêmes et d’une ouverture inconditionnelle à l’existence?

Piégés dans l’avoir, nous ne « sommes » jamais, nous enfermant dans la prison mentale d’un univers d’objets consommables : la voie spirituelle consiste à s’extraire de cette prison et non à en améliorer le confort ! Point donc de bouddhisme prêt-à-porter, comme le « soyez zen » de la publicité. Car ces sous-produits, loin d’alléger notre mal-être fondamental, ne feraient que le recouvrir un peu plus et prolonger l’illusion que la spiritualité n’est au fond qu’une technique de bien-être.»

Philippe Cornu, Le bouddhisme, un chemin intérieur, Le Point, Hors-série n°6, janvier-février 2006, p.44-45

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