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Bonjour à toutes et à tous,

La rentrée approche à grands pas, et il nous a semblé que c’était le bon moment pour vous faire part de quelques changements dans l’organisation du Centre.

Les horaires de la pratique, tout d’abord.

Nous vous retrouverons, comme l’année dernière, quatre midis et trois soirs par semaine pour des séances de méditation.

A noter que la soirée du mercredi sera prolongée par une période de formation à différents rôles dans le zendô, pour se terminer à 20h30 comme celles des mardi et jeudi (possibilité de partir à la fin de la méditation, soit à 19h40, pour les personnes qui ne sont pas concernées).

Une nouveauté : nous avons décidé de réintroduire une méditation le mardi matin, de 6h30 à 7h.

Les horaires des méditations en bref :

Mardi Mercredi Jeudi Vendredi
6h-7h
12h15-12h45 12h15-12h45 12h15-12h45 12h15-12h45
19h-20h30 19h-20h30 19h-20h30

Le Centre est accessible un quart d’heure avant le début de la méditation (et jusqu’à 5 minutes avant celui-ci).

Les personnes qui souhaitent débuter la pratique sont invitées à nous contacter pour prendre rendez-vous avant leur première visite (en principe, deux mercredis soirs par mois). Pour des raisons d’organisation, il ne nous sera pas possible d’accepter une personne qui se présenterait au Centre sans rendez-vous.

Contact : info(@)shikantaza.be ou 0470/20.52.65 (Michel Mokusho Deprèay) / 0475 / 77.69.34 (Françoise Leclercq).

Les activités

Les cours de philosophie bouddhique, l’atelier « Vivre la mort » et le séminaire Dôgen reprendront dès septembre (pour les dates et les détails, voir notre site). Il n’y a aucun prérequis pour les deux premières activités. Le séminaire Dôgen est quant à lui réservé aux pratiquants (même débutants !!!) de Shikantaza ou d’un autre centre.

A cela s’ajouteront cette année un atelier de couture du o’kesa (ou du rakusu) un samedi par mois et un atelier destiné aux enfants de 6 à 10 ans (le mercredi après-midi, à partir de la mi-octobre). De plus amples informations suivront bientôt.

Nous pouvons néanmoins d’ores et déjà vous dire qu’un week-end de couture du kesa aura lieu les 28 et 29 octobre prochains dans nos locaux. Celui-ci sera dirigé par Shoju Mahler, disciple de Maître Okumura et responsable du zendô l’Eau Vive.

Les retraites

La prochaine retraite dans la ville aura lieu du lundi 2 au vendredi 6 octobre prochains.

!!! Nombre de places limité !!! Pour rappel, les retraites dans la ville sont réservées aux pratiquants du Centre.

Les prochaines retraites de week-end au monastère de Rixensart auront lieu :

–       du vendredi 13 au dimanche 15 octobre 2017 (possibilité d’arriver dès le jeudi soir),

–       du vendredi 18 au dimanche 20 mai 2018. Pour information, la retraite de l’automne 2018 est annulée en raison d’un conflit de calendrier.

Infos et inscriptions : nous contacter.

Mokusho-san dirigera en outre une retraite au zendô L’Eau vive, à Alès (France), du 20 au 22 octobre 2017.

Infos et inscriptions : zendô L’Eau Vive

Ici aussi, une nouveauté cette année : nous proposons aux pratiquants de Shikantaza de passer la nuit de Rohatsu (la nuit de l’Eveil du Bouddha) au Centre. Cette courte retraite résidentielle aura lieu du vendredi 8 décembre à 20h au samedi 9 à 12h (possibilité de manger sur place le samedi midi, sur réservation). Nous contacter pour plus d’informations.

Les conférences

Les dernières Rencontres Bouddhiques dans le superbe écrin du Musée Royal de Mariemont auront lieu le 18 novembre 2017. Ce cycle de conférences se terminera sur une journée dédiée au monachisme. Les intervenants seront Michel Mokusho Deprèay, responsable du Centre Shikantaza, Pierre-François de Béthune, moine bénédictin au monastère de Clerlande, fin connaisseur du bouddhisme et grande figure du dialogue intermonastique (DIM), et Ajahn Sundara, nonne bouddhiste française et supérieure d’un monastère de la tradition Theravada en Angleterre.

A cette occasion, Mokusho-san reviendra sur les trois mois de retraite intensive passés ce printemps au temple Toshoji, au Japon.

Infos et réservations : Musée Royal de Mariemont, par téléphone (064 27 37 08) ou par mail aline.peremans(at)musee-mariemont.be.

Au plaisir de vous retrouver tout bientôt !

Le Centre Shikantaza

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Le silence qui suit l’audition d’une symphonie de Mozart est encore du

Mozart ; le silence auquel aboutit un mystique chrétien est un silence

chrétien, et le silence du Bouddha est la quintessence du bouddhisme.

P.-F. de Béthune

 

« Dans la tradition du ch’an chinois (qui deviendra le zen au Japon) le rapport aux textes sacrés est très particulier. (…) L’école ch’an s’est en effet développée en réaction contre une évolution du bouddhisme chinois devenu très scholastique et où les érudits discutaient sans fin sur les diverses interprétations des textes, ajoutaient commentaire sur commentaire, au risque de négliger l’expérience. Aussi la définition de la méthode ch’an, un quatrain attribué à son fondateur Bodhidarma (contemporain de saint Benoît), est-elle très abrupte : ‘Une transmission spéciale, en dehors des Écritures, ne s’appuyant ni sur les textes ni sur les mots : aller directement au cœur de l’homme, voir sa vraie nature et devenir Éveillé.’

On ne s’étonnera donc pas que l’élément le plus important de la méthode spirituelle zen soit le zazen, la méditation silencieuse et sans objet pratiquée hors du temple, dans le zendo, la ‘salle [de la méditation]’. Cette pratique prend beaucoup plus de temps que la récitation des sutras. Le soir en particulier, après une journée de travail manuel éprouvant et un bain, les moines se rassemblent dans le zendo pour plusieurs heures de méditation. L’obscurité descend peu à peu et le silence se fait toujours plus profond. C’est le moment le plus important, celui où les moines approchent le plus du cœur du bouddhisme qui est pur silence ou vacuité (ku).

Le zazen est d’abord une attitude physique, une posture du corps qui assure un maximum de silence. Le bouddhisme fait confiance au corps car une telle posture paisible permet de rester longtemps immobile et le silence du corps contribue grandement au silence des pensées, des sentiments, de l’imagination et même de la volonté. En effet, il ne s’agit pas de vouloir obtenir quoi que ce soit, mais simplement de coïncider avec la vie qui traverse la respiration en ce moment. C’est ainsi seulement que l’on peut ‘aller directement au cœur de l’homme’. On ne peut atteindre le ‘cœur’ (shin ou koroko) qu’en le dénudant de tout ce qui l’enveloppe et l’étouffe. La pratique du zazen pendant de longues heures s’appelle effectivement sesshin, littéralement : ‘toucher le cœur’. Les pensées, les réflexions, les sensations et les volitions sont importantes et indispensables dans la vie courante, mais si, pendant le zazen, on peut quelquefois remonter (pour ainsi dire) en amont de tout cela, et atteindre la source de l’être, tout le reste en est comme purifié et régénéré. Et c’est la pratique du silence qui permet alors qu’affleure l’essentiel, débarrassé de tout revêtement adventice.

La grande différence qui distingue la tradition du zen de toutes celles de l’Occident apparaît ainsi clairement : alors qu’en Occident l’on fait d’abord confiance à la Parole, le zen fait d’emblée confiance au Silence. Les deux démarches spirituelles vont donc en sens inverse : dans le zen il ne s’agit pas, comme en christianisme, de développer et approfondir la méditation des textes sacrés, pour atteindre par étapes à la contemplation et à une compréhension intuitive de la Vérité. Au contraire, c’est la plongée directe dans le silence qui purifie l’esprit et permet la prise de conscience intuitive des vérités du bouddhisme. Le silence n’est donc pas seulement un environnement pour la parole ; il n’offre pas seulement de belles marges à l’énoncé de la doctrine : il est au centre de l’attention du méditant, parce que le bouddhisme zen croit en la fécondité du silence. »

 

P.-F. de Béthune o.s.b., Prière chrétienne et prière bouddhique, paru dans Chemins de dialogue, n° 35 (2010) et repris dans la revue Voies de l’Orient, n° 130, janvier – mars

2014, pp. 26-29 / Site Web des Voies de l’Orient : http://www.voiesorient.be

Diffusion le mardi 20 avril 2010 vers 22h45 sur «la deux»

Nouvelles diffusions  sur « la deux » dans la boucle de nuit du jeudi 22 au vendredi 23 avril à partir de 1h10.

noms  de  dieux

Edmond  Blattchen

reçoit

Père Pierre-François de BETHUNE

Entre Jésus et Bouddha

C’est un moine bénédictin et un acteur majeur du dialogue entre les religions que reçoit Edmond Blattchen.

Né en 1936 en Belgique, Pierre-François de BETHUNE est entré en 1955 au monastère Saint-André, d’ abord à Bruges, puis à Clerlande (Ottignies – Louvain-La-Neuve) où il a été Prieur de 1989 à 2004.

Après des études théologiques à Rome, il entreprend un travail missionnaire pendant huit ans au Congo-Kinshasa. De retour en Europe au début des années 70, il découvre le bouddhisme et il effectue plusieurs longs séjours au Japon où il est initié par d’authentiques maîtres de la tradition zen. Loin de l’éloigner de Jésus, Bouddha l’en rapproche. Le Père de BETHUNE découvre ainsi les vertus de  « l’hospitalité sacrée » et du dialogue des religions.

C’est donc tout naturellement qu’il devient Secrétaire Général des commissions pour le DIM, le Dialogue Interreligieux Monastique (de 1985 à 2007), puis « Consulteur » au Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux (de 1985 à 2001).

Pierre-François de BETHUNE a publié « L’Hospitalité sacrée entre les religions » en 2007 chez Albin Michel.

Présentation-production : Edmond Blattchen

Réalisation : Jacques Dochamps

Chargée de recherches : Catherine Firket

Une production de l’Unité des Magazines Culturels de la RTBF

Dimanche 7 février2010

1ere diffusion de 11h00 à midirediffusion de 23h15 à minuit
Cette émission sera disponible en podcast ici pendant environ un mois.

Sujet principal« Du Christ à Bouddha : vers une nouvelle synthèse ? »

En Europe, aujourd’hui, le bouddhisme est à la mode, c’est un fait évident. Mais ce qui l’est moins c’est que de nombreux chrétiens n’hésitent plus à faire un bout de chemin en direction de cette religion/philosophie orientale qui est pourtant, a priori, bien différente…

Ils sont de plus en plus nombreux à oser le voyage. Un voyage souvent immobile mais qui n’en n’est pas moins long et compliqué. Parfois, le voyage devient bien concret et on les voit alors s’envoler régulièrement vers le Japon ou l’Inde et s’en revenir avec les yeux qui pétillent et le cœur un peu plus léger. En tout cas, de plus en plus de religieux catholiques, hommes et femmes, n’hésitent plus à tenter l’expérience concrète du bouddhisme. Dans certains cas, il s’agit d’un intérêt documentaire et le but est d’apprendre des techniques inédites en chrétienté occidentale. Mais dans certains cas l’expérience va plus loin et elle renouvelle alors fondamentalement les modalités du cheminement spirituel. Depuis 50 ans, des religieux chrétiens tâtent le terrain mais ils n’ont pas toujours été compris de leur collègues ni de leur hiérarchie. En est-il autrement aujourd’hui ?

Avec Jacques Scheuer, SJ ; professeur d’histoire des religions asiatiques à l’UCL et auteur de « Un chrétien dans les pas du Bouddha » (ed. Lessius) ; Pierre-François de Béthune, moine bénédictin au monastère de Clerlande et auteur de « L’Hospitalité sacrée entre les religions » (ed. Albin-Michel 2007) Dennis Gira, directeur de l’Institut de science et théologie des religions (ISTR) de l’Institut catholique de Paris et auteur de « Le bouddhisme en 50 clés » (ed. Bayard)

Sujet secondaire – Conférence: « Carnaval : quand le passé fait la nique au présent » – Une rencontre avec Charles Henneghien.

Charles Henneghien est un photographe belge talentueux qui, depuis de nombreuses années, produit des livres de photos remarquables. Mais c’est aussi un conférencier hors pair. En ce moment, calendrier oblige, il tourne en Wallonie avec une conférence sur les carnavals d’Europe qui était également le sujet d’un des ses derniers livres. L’occasion de revenir sur ces festivités toujours extrêmement populaires – et pas qu’à Binche –  qui font peut-être bien partie des derniers pieds de nez que la tradition immémoriale fait à notre présent hyper-moderne…

Charles Henneghien,  » Les plus beaux carnavals d’Europe  » Ed. CPE

Pierre-François de Béthune, L’Hospitalité sacrée entre les religions, Albin Michel

« Dans toutes les religions, l’hospitalité est sacrée. Cependant, l’histoire nous enseigne qu’entre les religions, les lois de l’hospitalité sont souvent abolies, et c’est alors le rejet qui est sacré. Pourquoi ce blocage ? Et surtout : comment dépasser les interdits doctrinaux et les peurs invétérées, pour permettre que la force et la saveur de l’hospitalité irriguent enfin la pratique du dialogue entre les religions ?

Avec le concile Vatican II, les chrétiens ont entamé une telle démarche. Mais il faut aller plus loin, nous dit Pierre-François de Béthune, secrétaire général du Dialogue interreligieux monastique (DIM). Accueilli dans les milieux bouddhistes zen au Japon, et transformé par cette expérience, il a alors décidé d’aller plus avant sur le chemin de l’hospitalité, par la pratique et par la réflexion. Il atteste aujourd’hui qu’au cœur de toutes les traditions religieuses, et plus particulièrement dans l’Évangile, se trouve une énergie spirituelle qui permet de faire pleinement aboutir ce mouvement d’accueil.

En racontant ses rencontres et les initiations reçues dans les échanges spirituels, ce moine bénédictin nous confie ici sa découverte : il est possible d’allier l’exigence d’un attachement exclusif au Christ et celle d’une ouverture inconditionnelle en son nom. »

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