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« Si vous vous efforcez d’observer les préceptes, ce n’est pas la véritable observation des préceptes. Observer les préceptes sans intention d’observer les préceptes, c’est la véritable observation des préceptes. Notre nature la plus profonde peut nous aider. Quand nous comprenons les préceptes comme une expression de notre nature la plus profonde, c’est la Voie comme c’est. Alors, il n’y a plus de préceptes. Quand nous observons notre nature la plus intime, aucun précepte n’est nécessaire, donc nous n’en observons pas. Mais nous avons aussi la nature contraire qui nous pousse à observer nos préceptes : nous sentons que la nécessité de les observer nous aidera. Quand nous comprenons les préceptes en ce sens négatif, celui d’une interdiction, il faut aussi y voir l’épanouissement de notre vraie nature. Nous avons donc deux options dans l’observation des préceptes, l’une négative et l’autre positive. Par ailleurs, quand nous avons le sentiment qu’il nous est impossible d’observer tous les préceptes, nous pouvons choisir ceux avec lesquels nous estimons pouvoir travailler.

Les préceptes ne sont pas des règles édictées par quelqu’un. Comme notre vie est l’expression de notre vraie nature, si cette expression est inappropriée, le Bouddha nous dit que ce n’est pas la Voie. Alors, nous prenons les préceptes. Ce qui est premier, c’est l’événement ou le fait, et non les règles. Il appartient donc à la nature des préceptes que nous ayons la possibilité de les choisir. Si vous empruntez une direction, vous prendrez certains préceptes et, si vous en suivez une autre, vous en choisirez d’autres. Il vous revient de décider quel chemin emprunter. »

Shunryu Suzuki, Libre de soi, libre de tout, Seuil, Paris 2011, p. 112-113

Les textes proposés sur le blog de Shikantaza expriment avant tout l’opinion de leurs auteurs. Les lecteurs sont invités à les examiner avec l’esprit de libre arbitre prôné par le Bouddha dans le Kalama Sutta.

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« Votre culture est basée sur l’idée de progrès personnel. (…) Vous essayez toujours d’améliorer quelque chose. Peut-être la plupart d’entre vous s’assoient-ils pour améliorer leur zazen, mais les bouddhistes ne font pas grand cas de l’idée de progrès. En pratiquant zazen dans le but de vous améliorer, vous tentez peut-être de vous connaître d’un point de vue plutôt psychologique. (…) Dans le zen, nous comprenons le moi d’une manière bien différente ».

Avec la simplicité, l’humour et le bon sens qui ont fait le succès de Esprit zen, esprit neuf, les causeries réunies dans cet ouvrage invitent à saisir, au-delà des mots, le véritable esprit de la pratique zen. Aussi éclairantes pour les novices que pour les maîtres, elles ne sont jamais dogmatiques mais toujours incitatives: pédagogue exceptionnel, Suzuki s’attarde sur l’expérience, dédramatise les obstacles, sans jamais réduire la pratique à une technique. À travers une approche intime de la méditation, étendue à la vie entière, il nous appelle avec tendresse et fermeté à trouver notre voie. Sage et inspirant, ce livre est un guide formidable our qui cherche la plénitude spirituelle.

 

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Daniel Roche

Préface d’Eric Rommeluère

 

Vous trouverez en outre une vidéo montrant Shunryû Suzuki sur le blog d’Eric Rommeluère, « J’ai deux kôans à vous dire ».

 

Cet ouvrage est disponible en prêt à la bibliothèque du Centre.

« La posture joue un rôle crucial dans la pratique de la méditation. Le pratiquant bouddhiste la cherche et apprend à l’habiter. Le maître Zen Shunryu Suzuki écrit ainsi : « Soyez assis droit comme si votre tête soutenait le ciel. Il ne s ‘agit pas là simplement de forme ou de respiration. Ceci est la clef du bouddhisme. C’est une expression parfaite de votre nature de Bouddha. Si vous voulez vraiment comprendre le bouddhisme, vous devriez pratiquer ainsi. Ces formes ne sont pas des moyens d’obtenir le juste état d’esprit. Être dans cette posture même est le but de notre pratique. Quand vous avez cette posture, vous avez le juste état d’esprit ; aussi n’y a-t-il pas besoin d’atteindre quelque état d’esprit spécial.1 »

Fabrice Midal, L’écoute du ciel, Pygmalion, Paris 2009, p. 164

1Citation in : Shunryu Suzuki, Esprit zen, esprit neuf, Seuil, Points Sagesse 1977, p. 37

Les textes proposés sur le blog de Shikantaza expriment avant tout l’opinion de leurs auteurs. Les lecteurs sont invités à les examiner avec l’esprit de libre arbitre prôné par le Bouddha dans le Kalama Sutta.

Shunryu Suzuki, Esprit Zen, esprit neuf, Points Sagesse

Extrait de la quatrième de couverture :

« Shunryu Suzuki, de la lignée de Zen Soto, était un descendant spirituel direct du grand Dogen. En 1958, à cinquante-trois ans, maître zen déjà profondément respecté au Japon, Suzuki-roshi vint aux États-Unis et s’installa à San-Francisco. Ceux qui voulaient se joindre à sa pratique firent éclore sous sa direction le groupe de méditation dit Zen Center qui a essaimé en sept centres, y compris le Zen Mountain Center, premier monastère zen hors d’Asie. Il était sans conteste l’un des plus influents maîtres zen de nos jours. Ce livre est né d’entretiens familiers, en Californie. »

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