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Zazen ensemble: se retrouver pour la lune nouvelle et la pleine lune pour s’asseoir « ensemble »comme on le fait dans tous les monastères bouddhistes

S’asseoir ensemble: une bonne résolution pour la rentrée.

Un point de repère dans le tourbillon des occupations qui va reprendre.

 

三日月に ひしひしと物の 静まりぬ

 

Premier croissant de lune

me pénètre imperceptiblement

le silence

    

mikazuki ni hishihishi to mono no shizumarinu

             

Chiyo Ni

         

Cette pratique a commencé avec la Demeure sans Limites, mais elle se poursuit avec tous, sans distinction d’Ecoles ni de groupes.

Nous rejoignons ainsi la grande Sangha, à travers le temps et l’espace.

Dès le début nous avons proposé une liste Framadate, parce que Sangha signifie s’aider, se soutenir les uns les autres. Pratiquer avec les autres, c’est aspirer à partager les bienfaits de la pratique.

En nous inscrivant, d’une part nous confortons notre résolution, d’autre part, nous aidons d’autres personnes à venir nous rejoindre.

Et nous donnons une occasion précise de pratiquer ; nous savons que nous ne sommes pas seuls, nous pouvons voir sur la liste toutes les personnes qui seront assises avec nous ce soir là.

En septembre, nous nous assiérons ensemble les mercredis 6 et 20.

Venez nous rejoindre, et si vous le désirez, partagez en vous inscrivant : https://framadate.org/LuViCmxSoT1EKoOs

 

http://www.zazenensemble.org

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J’ai commencé à pratiquer il y a quarante-cinq ans. A l’époque, je pratiquais seule et je participais à de longues retraites, ou sesshins, qui me permettaient de m’immerger dans la pratique. Ma vie quotidienne était restée la même, et la pratique était une sorte de remède à son rythme fou. Je n’avais pas de vraie sangha. Sept ans plus tard, ayant déménagé à Boulder, je me suis retrouvée dans la grande communauté spirituelle de Chögyam Trungpa Rinpoché. Quel choc ! Je n’avais que peu de choses en commun avec bon nombre de ses étudiants, et cette vie en communauté m’étouffait. J’avais le sentiment qu’on empiétait sur mon intimité. Mais Rinpoché ne cessait de nous répéter que nous devions être les miroirs les uns des autres, et cela m’a permis de découvrir toutes sortes de poches – de cavernes, à vrai dire – d’aveuglement dans ma vie et dans ma pratique.

L’invitation de Rinpoché à pratiquer au sein de la sangha n’avait toutefois pas pour seul but de nous aider à nous améliorer. Elle s’inscrivait dans le droit fil de la tradition Shambala, qui met l’accent sur la communauté et s’appuie ainsi sur les enseignements de la Voie du Bodhisattva selon lesquels le bonheur découle du travail effectué pour le bien d’autrui. Les enseignements du Shambala sont aussi influencés par la vision vaste d’une société éveillée du tantra de Kalachakra et par la bonté fondamentale proclamée par le Dzogchen. Ces enseignements nous disent que l’éveil individuel est impossible – la seule vraie illumination vient de l’éveil de sociétés entières.

Qu’est-ce qu’une société éveillée et quel lien peut-elle bien avoir avec nos communautés bouddhistes ? Profondément imprégnés par notre tendance à l’individualisme, nous avons du mal à imaginer que notre propre éveil puisse dépendre d’une quelconque manière de nos sanghas, surtout si nous les considérons mondaines et confuses, marquées par tous les aspects de l’institutionnalisme.

Et si nous commencions à voir la sangha comme une manifestation de notre bonté éveillée, qui ne demande qu’à être découverte ? Dans le lien fondamental qui nous unit les uns aux autres, cette bonté est entremêlée au tissu de nos relations, même lorsqu’il s’empêtre dans nos névroses habituelles et dans nos petites mesquineries. Que se passerait-il si nous commencions à nous faire confiance les uns les autres, à apprécier notre humanité mutuelle et à manifester nos intentions compassionnées pour la communauté ?

Grâce aux enseignements et aux pratiques du Shambala, j’en suis venue à voir ma communauté comme un joyau des plus précieux. Chaque jour, je bénéficie de la sagesse, de la gentillesse et de l’humour de ma sangha. Je bénéficie aussi des difficultés. Quels que soient les obstacles auxquels nous sommes confrontés, ma pratique m’aide à voir la bonté dans chaque personne, et l’aspiration fondamentale au bonheur qui sous-tend chaque mini-crise.

Cela ne signifie pas qu’il n’y ait plus de problèmes au sein de la communauté. Il continuera vraisemblablement à y avoir des conflits, des injustices ou des discordes. Mais lorsqu’on essaie d’y répondre par une mentalité orientée problèmes, guidé par un esprit conventionnel qui nous juge imparfaits, nous semons des graines de défiance, de négativité et de cynisme. Il est pourtant possible de résoudre ces conflits dans un esprit de respect mutuel et de gentillesse.

Le Bouddha plaçait une grande confiance dans ses disciples, à un point tel qu’il a fait de la communauté le troisième joyau, qui est honoré au même titre que les deux premiers. Pouvons-nous nous faire autant confiance que ne le faisait le Bouddha ?

Acharya J. Simmer-Brown, Buddhadharma, printemps 2015. Traduction : Françoise

« De nombreux chercheurs spirituels se rendirent auprès du Bouddha pour être ordonnés. Plusieurs étaient des jeunes gens bien éduqués, issus de riches familles. Les bikkhus avancés du Bouddha accomplissaient les cérémonies d’ordination et transmettaient aux nouveaux moines les instructions de base. De nombreux jeunes, hommes et femmes, affluaient vers la forêt des Palmiers pour prendre les trois refuges.

Un jour, Kondanna accomplit le cérémonie des trois refuges pour un groupe de près de trois cents jeunes puis leur parla des trois précieux joyaux – le Bouddha, le Dharma et la Sangha.

Le Bouddha est l’Éveillé. Une personne éveillée connaît la vraie nature de la vie et du cosmos. Elle n’est pas esclave de l’illusion, de la peur, de la colère, ou du désir. Une personne éveillée est une personne libre, immergée dans la paix et la joie, l’amour et la compréhension. Maître Gautama, notre Enseignant, est un être éveillé qui nous montre la voie dans cette vie afin de vaincre la distraction et de devenir nous-mêmes des éveillés. Chacun d’entre nous possède la nature de Bouddha. Nous pouvons tous devenir un Bouddha. La Nature de Bouddha est la capacité à s’éveiller et à transcender l’ignorance. Si nous pratiquons la voie de la Pleine Conscience, notre Nature de Bouddha brillera à chaque moment un peu plus jusqu’à ce que nous atteignions nous aussi la joie, la paix et la liberté totales. Nous devons trouver le Bouddha dans nos propres cœurs. Le Bouddha est le premier précieux joyau.

Le Dharma est le chemin qui mène à l’Éveil. Le Bouddha enseigne ce chemin qui aide à transcender les prisons de l’ignorance, de la colère, de la peur et du désir. Ce chemin mène à la liberté, à la paix et à la joie et nous rend capables d’aimer et de comprendre les autres. La compréhension et l’amour sont les deux plus beaux fruits sur le Chemin de l’Éveil. Le Dharma est le deuxième précieux joyau.

La Sangha est la communauté des personnes pratiquant la Voie de l’Éveil. Si vous voulez pratiquer le Chemin de la Libération, il est important d’avoir une communauté de pratique. Si vous êtes seuls, les obstacles sur le chemin peuvent empêcher votre réalisation de l’Éveil. Il est fondamental de prendre refuge dans la Sangha, que vous soyez un bikkhu ou un laïc. La Sangha est le troisième précieux joyau. »

Thich Nhat Hanh, Sur les traces de Siddharta, POCKET, 1998, pp. 158 s.

« Il y a deux mille cinq cents ans, le Bouddha Sakyamuni a proclamé que le prochain Bouddha sera Maitreya, le « Bouddha de l’Amour ». Je pense que le Bouddha Maitreya pourrait être une communauté et pas seulement une personne. Nous avons besoin d’une bonne communauté pour nous aider à surmonter les difficultés de notre temps. Vivre en pleine conscience nous protège et nous aide à aller dans la direction de la paix. Avec le soutien d’amis dans la pratique, la paix sera possible.

Si vous avez une Sangha qui vous soutient, il est facile de nourrir votre bodhicitta. Mais si vous n’avez personne qui vous comprend, qui vous encourage dans la pratique du Dharma vivant, votre désir de pratiquer peut s’étioler. Votre Sangha – famille, amis et co-pratiquants – est le sol, et vous êtes la semence. Quelle que soit la vigueur de la semence, si le sol n’apporte aucune nourriture, votre semence mourra. Une bonne Sangha est essentielle pour la pratique. Je vous encourage vivement à trouver une bonne Sangha ou à contribuer à en créer une.

Le Bouddha, le Dharma et la Sangha sont les trois précieux joyaux du bouddhisme, le plus important des trois étant la Sangha. La Sangha contient le Bouddha et le Dharma. Un bon maître est important, mais les sœurs et les frères dans la pratique sont le principal ingrédient du succès. Vous ne pourrez pas atteindre l’éveil en restant enfermé dans votre chambre. La transformation n’est possible qu’avec le contact. Quand vous touchez le sol, vous pouvez sentir la stabilité de la terre et lui faire confiance. Quand vous observez la stabilité du soleil, de l’air, des arbres, vous savez que le soleil ne manquera jamais de se lever chaque jour, et que l’air et les arbres seront là. Quand vous construisez une maison, vous choisissez un terrain solide. Faites de même pour la pratique, en choisissant des amis stables sur lesquels vous pouvez compter. »

 

Thich Nhat Hanh, L’esprit d’amour, POCKET, 2000, pp. 99-101

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