Bonjour à toutes et à tous

A la suite de l’Assemblée générale de notre association ce mardi 16 février, les horaires de nos activités seront légèrement adaptés dès la rentrée du lundi 22 février :

LUNDI

7h10-7h45 : Zazen
12h15-12h45 : Zazen
19h-20h : Activité selon calendrier (voir aussi le descriptif des activités ici)

MARDI

7h10-7h45 : Zazen
19h-20h15 : Zazen + enseignement/étude de textes

MERCREDI

7h10-7h45 : Zazen
19h-20h15 : Zazen + enseignement/étude de textes

JEUDI

7h10-7h45 : Zazen

VENDREDI

7h10-7h45 : Zazen

Pour rappel, dans l’état actuel des choses, nos activités se tiennent provisoirement exclusivement en ligne (informations sur demande). Nous suivons naturellement de près l’évolution de la situation sanitaire et préparons un programme mixte (en ligne/en présentiel) que nous mettrons en oeuvre dès que les conditions le permettront.

A très bientôt !


La dernière newsletter de notre association est en ligne !

Au menu de cette édition :

  • Les horaires de la pratique et le programme de nos activités (en ligne !)
  • Se faire vacciner ou pas ? Le point de vue de Carola Roloff, nonne bouddhiste dans la tradition tibétaine
  • Une nouvelle activité au Centre Shikantaza : des cours de Yoga proposés par Aurélie Reyes (dès que les conditions sanitaires le permettront)
  • Suggestions pour l’année qui commencent : les cinq petites (?) illuminations proposées par Joshin Sensei

Vous trouverez également toutes les informations relatives à nos horaires, à nos activités et à la pratique de zazen sur notre site web !

A la lumière de l’évolution de la pandémie en Belgique et suite aux dernières mesures gouvernementales, nous avons pris la décision de refermer le Centre Shikantaza/Daishinji pour une durée indéterminée.Nous avons néanmoins décidé de maintenir l’ensemble de nos activités à l’identique. Celles-ci auront donc lieu exclusivement en ligne, sur la plate-forme Jitsi (particulièrement facile d’emploi) et se poursuivront, contrairement à l’habitude, pendant les vacances de la Toussaint. Les personnes qui le souhaitent peuvent nous contacter pour obtenir le lien qui leur permettra d’y participer. Plus d’info: http://shikantaza.be ou info(@)shikantaza.be.

L’association Shikantaza asbl propose à partir du lundi 4 mai et durant la période de fermeture du Daishinji le programme suivant.

Cinq rendez-vous hebdomadaires online sur la plateforme jitsi. L’utilisation de cette plateforme est extrêmement simple et ne nécessite pas d’installer un quelconque programme informatique sur votre ordinateur. Nous vous enverrons sur demande à info@shikantaza.be le lien sur lequel il vous suffira de cliquer pour être en contact avec les participants aux heures prévues. Seule inconnue : la plateforme fonctionne très bien avec 10 personnes, mais nous ne connaissons pas les limites du programme.

Horaire

Le lundi de 18h20 à 19h30 – Zazen de 18h20 à 18h40 : lecture et échanges / commentaires du dernier livre d’Okumura Roshi, Vivre par voeu (Editions Sully), consacré aux textes les plus utilisés dans les Centres Zen Soto (les vœux de bodhisattava, les refuges, le verset du Kesa, les chants des repas, le Sutra du cœur, etc.).

Le mardi et le jeudi de 8h00 à 8h30 : méditation

 Le mercredi et le vendredi de 9h50 à 11h – Zazen de 9h50 à 10h10 : témoignages et commentaires à partir de textes répartis en trois catégories – MEDITER AU TEMPS DU CONFINEMENT, CONSEILS SPIRITUELS EN TEMPS DE PANDEMIE et REFLEXIONS DANS LE CONTEXTE DE LA PANDEMIE. Ces textes sont rassemblés dans une Petite anthologie de textes pour le temps du confinement (21 pages), disponible sur demande à info@shikantaza.be.

Andrew Olendzki, tricycle, printemps 2020

Le mot pali sati (smriti en sanskrit) est communément traduit par « pleine conscience », ce qui en français signifie simplement être conscient, comme lorsque nous disons : « Je suis conscient que nous sommes mardi ». Il peut également suggérer une prise de conscience ou une attention accrue, comme dans « Attention à ne pas casser cette assiette ». Ce sentiment est familier aux chercheurs en sciences sociales, qui remarquent qu’une grande partie de ce que nous faisons est faite de manière habituelle et sans grande conscience, alors que les études montrent qu’il est plus efficace de faire les choses de manière consciente que sans réfléchir.

L’utilisation bouddhiste de la pleine conscience comme pratique de méditation inclut ces deux sens, mais va plus loin en précisant que la conscience comprend également une attitude d’équanimité, qui ne favorise ni ne s’oppose à l’objet dont on a conscience. Lorsqu’on est conscient d’une sensation corporelle, par exemple, on ne l' »aime » pas si elle est agréable et on ne la « déteste » pas si elle est désagréable. On est simplement conscient de la sensation, avec une conscience accrue, mais sans aucune trace de désir positif ou négatif.

C’est cette capacité à séparer la conscience du réflexe commun de jugement continu qui peut être transformatrice. Le désir est la cause de la souffrance, dit la deuxième noble vérité, et la cessation du désir entraîne la cessation de la souffrance, selon la troisième. Nous pouvons en voir la vérité dans notre propre expérience, à chaque instant.

Lorsque nous voyons, touchons ou pensons à quelque chose de désirable, un désir se fait jour qui nous pousse à le saisir et à nous y accrocher avec ténacité, ou qui fait naître l’anxiété de le perdre. Et lorsque nous faisons l’expérience d’une chose que nous n’aimons pas ou même détestons, une forte impulsion à l’éviter, l’ignorer, l’agresser ou la détruire se manifeste et façonne nos réactions. Dans tous ces cas, nous éprouvons un désir fort ou subtil de vouloir que les choses soient différentes de ce qu’elles sont. Le mot bouddhiste pour cela est dukkha, qui nous est familier dans le monde moderne sous le nom de « stress ».

En pratiquant la pleine conscience, même dirigée vers quelque chose d’aussi ordinaire que la respiration, nous renforçons la partie de l’esprit qui est consciente de la façon dont les choses sont, tout en diminuant la partie qui est stressée parce que les choses ne sont pas comme nous voulons qu’elles soient. Il est sain d’accroître la prise de conscience, et encore plus sain de faire une pause dans le désir.

 

Andrew Olendzki est le directeur des études sur la pleine conscience à l’université de Lesley et chercheur principal à l’Integrated Dharma Institute.

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