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Belle surprise en ce mois de juin : le livre « Journal de mon jardin zen » de Joshin Bachoux Sensei, qui était épuisé depuis plusieurs années, est réédité dans la collection du Seuil « Points Vivre » avec un nouveau titre : « Tout ce qui compte vraiment en cet instant » (7,20 euros)

JB

Voilà la présentation faite sur le site de l’éditeur :

Cultiver son jardin intérieur
Proche de la nature et du silence, Joshin Luce Bachoux, qui a choisi de vivre dans un temple zen, nous invite à un voyage vers notre jardin intérieur. Il ne s’agit pas de s’extraire du monde, de son fracas et de sa fureur, mais d’apprendre à le regarder autrement, à réorienter notre regard.
Un livre plein de poésie pour adoucir le quotidien, pour être plus présent à la vie.
Nonne bouddhiste, Joshin Luce Bachoux anime « La Demeure sans limites », temple zen et lieu de retraite à Saint-Agrève, en Ardèche.
« Donner n’existe pas, recevoir n’existe pas : il n’y a que le partage. »

http://www.lecerclepoints.com/livre-tout-ce-qui-compte-cet-instant-joshin-luce-bachoux-9782757853313.htm

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Bonjour à toutes et à tous,

A l’approche des vacances, certains regrettent parfois que le dojo cesse ses activités en juillet / août.
Dans son ouvrage The essence of zen (Existe en français, mais la traduction n’encourage guère à la lecture.), Sekkei Harada parle des deux aspects du zen: zen in stillness et zen in activity. Le zen tel qu’on le pratique dans le dojo (ou ailleurs) et le zen dans l’activité quotidienne.

Essence_du_zen

Les vacances constituent le moment idéal pour une retraite, qui inclut ces deux aspects de la pratique, mais aussi une excellente occasion de découvrir ce deuxième aspect trop souvent négligé. Or la voie spirituelle n’existe pas si nous n’incluons pas le zen dans notre vie quotidienne.

La première caractéristique (condition) d’une vie spirituelle (quelle que soit la tradition envisagée, bouddhiste ou non, religieuse ou non) me semble être la capacité d’entrer en intimité avec soi-même. Ce qui n’est pas nécessairement évident pour tout le monde.

Être intime avec soi-même suppose d’être à l’écoute de soi. Mais ‘être à l’écoute de soi’ ne veut pas dire suivre ses envies du moment. Être à l’écoute de soi, au sens d’être intime avec soi-même, c’est être simplement présent à soi-même comme nous pouvons être présent à l’autre, sans autre intention que « d’être là », sans projet, sans évaluation, sans recherche de solution, sans jugement, mais avec bienveillance. Dans l’intimité avec soi-même, l’autre c’est nous.

Il n’est pas de lieu ni de moments où on ne peut cultiver cette intimité-là. C’est une pratique que nous pouvons emmener à la plage ou à la montagne, seul ou en famille, au musée ou au concert. Idéal pour les vacances, non?

Je voudrais vous recommander un petit ouvrage qui peut vous aider, de manière concrète et pratique, à développer cette pratique en dehors du dojo: Thich Nhat Hanh, Commencer à méditer, POCKET (4,69 €). Dix chapitres très courts (s’arrêter, respirer, s’asseoir, une pièce de respiration, inviter la cloche, le gâteau dans le réfrigérateur, créer un autel, la méditation de la bonté aimante, cuisiner et manger, dormir) qui constituent un petit manuel du ‘comment pratiquer chez soi’.

Commencer_à_méditer

Je vous conseille aussi la lecture de deux autres livres, le premier destiné à approfondir notre compréhension du zen, le second destiné à ceux qui aimeraient s’y retrouver un peu mieux dans les écoles, les concepts, l’évolution du bouddhisme en général :

– Kôshô Uchiyama, Ouvrir la main de la pensée, Méditer dans le bouddhisme Zen, Eyrolles (18 €). Enfin une traduction de cet ouvrage d’un des grands maîtres contemporains qui ‘va droit au cœur de la pensée du Zen’.

ouvrir_la_main_de_la_pensée

– Dennis Gira, Le bouddhisme en 50 clés, Bayard, (17,50 €). Pour ceux qui ont parfois du mal avec les concepts d’arhat, de bodhisattva, nature de Bouddha, Trikaya, etc. : . Didactique donc clair, aucun pédantisme intellectuel, comportant de nombreuses citations (courtes) des canons Theravada et Mahayana / Vajrayana, cet ouvrage a l’avantage d’être rédigé par un grand connaisseur du bouddhisme, lui-même non-bouddhiste et donc libre de toute approche « sectaire ».

Bouddhisme_50_clés

J’espère avoir le plaisir de vous retrouver d’ici la fin du mois, et, bien entendu le 5 juillet, à l’occasion de la prise de rakusus de six d’entre nous qui sera un des grands moments de cette année 2014.

Je vous souhaite en tous les cas de très belles vacances,

Michel

 

 
 

Philippe Cornu, spécialiste universitaire du bouddhisme, a tenu à la mi-septembre une conférence à Bruxelles, portant sur thème : « le bricolage spirituel, soyez zen ou le bouddhisme instrumentalisé ». Cette intervention a eu lieu dans le cadre de la sortie de son dernier livre, « Le Bouddhisme, une philosophie du bonheur? : 12 questions pour comprendre la voie du Bouddha ».

Retrouvez l’enregistrement de cette conférence ici : http://vimeo.com/75001105

[Source : Union Bouddhique Belge]

 

Phcornu

Le bouddhisme est perçu comme une spiritualité thérapeutique, sorte de prêt-à-vivre pour un monde « zen ». Cette simplification n’est que la plus visible de toute une série de réductions ou de mécompréhensions que cet ouvrage s’emploie à détecter et à défaire. Ainsi, le bouddhisme ne serait pas une religion, mais une philosophie. Autre malentendu : la méditation, réduite à l’introspection alors qu’elle est tournée vers la compassion universelle. Mais qu’est-ce que cette compassion ? Un simple élan du coeur ? Et l’ego ? Il n’aurait pas de réalité ? Ecarte-t-il pour autant la force de l’individualité ? Le livre éclaircit aussi des notions plus difficiles telles celle du karma, que l’on interprète à tort comme une prédestination, ou celle de la réincarnation. Il s’interroge sur la notion de « gourou », sur la non-violence et le végétarisme. Il se demande si le bouddhisme est un outil de développement personnel et quel bonheur il vise. Le livre s’achève par une question déterminante : les réductions dont est victime le bouddhisme ne serviraient-elles pas à répondre aux maux de notre société ? Réciproquement, les maîtres bouddhistes n’ont-ils pas contribué à nourrir tant d’erreurs en diffusant leur savoir en Occident sans s’interroger sur ce que cette « transplantation » engageait ?

«Le bouddhisme s’implante en Occident – le fait est incontestable: encore faut-il comprendre ce qu’il signifie et en mesurer la portée. Le succès du bouddhisme révèle peut-être en creux ce qui manque à l’Occident, ou en tout cas ce qu’il recherche aujourd’hui, au-delà ou en dehors des formes traditionnelles de religion. Mais, de ce fait, le bouddhisme est confronté à des questions nouvelles : la démocratie, la laïcité, le féminisme, le christianisme… Comment se situe-t-il par rapport à ces interrogations ? Peut-il apporter ses propres réponses ? De son côté, l’Occident, qui a lui-même une riche tradition religieuse, n’a que faire d’une religion de plus : c’est pourquoi il contraint le bouddhisme à dire simplement ce qu’il est, au-delà des rituels et des habitudes confessionnelles. La rencontre de ces deux univers est donc pour le bouddhisme l’occasion de se renouveler, mais surtout de se dévoiler. Ce livre décrit et interprète cette rencontre culturelle et spirituelle. Il s’adresse évidemment aux bouddhistes, mais surtout à tous ceux qui ne le sont pas.

Fabrice Midal est docteur en philosophie, titulaire d’un DEA d’histoire de l’art, chargé de cours à l’université Paris VIII. Il enseigne par ailleurs le bouddhisme dans de nombreuses institutions. Membre du conseil d’administration de l’Université bouddhiste européenne et directeur de collection chez Pocket, il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Trungpa, Mythes et Dieux tibétains, La Pratique de l’éveil, L’Esprit de la chevalerie…»

Cet ouvrage est en prêt à la bibliothèque du Centre

«Au cours du XXe siècle, les concepts familiers d’espace, de temps et de vitesse, de nature et de loi naturelle, d’histoire et de transformation sociale, le concept même de personnalité humaine, se sont désagrégés, et nous nous retrouvons à la dérive, sans point de repère, dans un univers qui s’apparente de plus en plus à la notion bouddhiste du Grand Vide.
C’est pourquoi notre attention a été attirée vers un mode de vie culturellement fécond qui, depuis environ mille cinq cents ans, se complaît dans la vacuité et en retire une certaine félicité.»

Cet ouvrage est disponible en prêt à la bibliothèque du Centre (nouvelle acquisition).

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