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Nous sommes heureux de vous inviter aux  premières « Rencontres Bouddhistes du Daishinji » qui auront lieu ce samedi 19 octobre, de 10h à 17h30.

Nous vous en parlions il y a quelques semaines. Ce nouveau projet s’inscrit dans le droit fil du cycle de conférences initié il y a plusieurs années au Musée de Mariemont, qui a pris fin à l’automne 2017. Après mûre réflexion, nous nous sommes dit qu’il serait dommage que l’histoire s’arrête là et nous avons pensé que nous pourrions prendre le relais, à plus petite échelle.

Nous avons voulu consacrer cette première journée à un sujet qui nous tient à cœur : l’éducation. Cela étant, un dojo zen implanté en face d’une prison, ce n’est pas banal, et il nous semblait aussi important d’aborder ce voisinage immédiat, et de l’examiner d’un point de vue bouddhiste. Et à bien y réfléchir, peut-être ces deux sujets ne sont-ils pas si éloignés l’un de l’autre, ou du moins pas sans liens…

Nous avons donc invité deux spécialistes à venir nous faire part de leur expérience et de leurs réflexions à ce sujet. D’une part, le Dr Danielle Rodot, pédiatre française spécialiste de la petite enfance et pratiquante bouddhiste de longue date, et Michel Dubois, enseignant zen et aumônier bouddhiste à la prison de Fresnes (France).

En fin de journée, Michel Dubois nous fera l’amitié d’animer un « cercle de parole », tel que ceux qu’il a mis en place dans son centre de zen de Montreuil et avec les détenus. Le principe sera expliqué ce jour-là aux personnes qui le souhaitent, et libre à elles de participer ou non, bien sûr !!!

 

Ces conférences sont ouvertes à toutes et à tous. N’hésitez donc pas à en parler aux personnes susceptibles d’être intéressées !

 

Au programme de cette première édition :

 

10h00 (Accueil)

 

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10h30 – 12h30

BOUDDHISME ET ÉDUCATION

Dr. Danielle Rodot, pédiatre

 

 

 

 

Sur le temps de midi, nous vous proposons un lunch (sur réservation uniquement) et une promenade autour du mur d’enceinte de la prison, afin d’y découvrir deux projets artistiques réalisés avec le soutien de la Fondation Mons 2025, en collaboration notamment avec les détenus de la prison de Mons  :

– Le projet poétique Ivre d’histoires, mené par Olivier Sonck

– Un projet photographique mené par l’artiste Mara De Sario

 

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14h00 – 16h00

LE MUR DE LA PRISON D’EN FACE

Michel Dubois, enseignant zen et aumônier à la prison de Fresnes

 

 

 

16h00 – 17h30

CERCLE D’ECOUTE ET DE PAROLE (Facultatif)

Animé par Michel Dubois

 

Adresse : 10, rue Roland de Lassus à 7000 Mons (1er étage)

Infos et réservations : secretariat@shikantaza.be

 

NOMBRE DE PLACES LIMITE

INSCRIPTION INDISPENSABLE

PAR VIREMENT de 15 €

(ou 25 € si vous prenez le lunch : potage, sandwich, dessert, boissons, 10 € – réservation obligatoire !!!)

 

AU COMPTE BE75 0013 8686 2651 de ASBL SHIKANTAZA

AVANT LE 15 OCTOBRE

Communication : RB 19/10

À chaque moment, quelle que soit l’activité, nous pratiquons le Zen
car le Zen n’est pas que Zazen, c’est Gyoji, la pratique constante avec
un état d’esprit de don, qui ne s’attache pas aux formations mentales.

 

Lorsque nous prenons conscience de l’importance de la régularité de la pratique du Zen, naturellement nous souhaitons nous rendre plus souvent au Dojo mais aussi pratiquer chez nous. Nos absences du domicile et l’improvisation de séances de zazen à la maison, qui modifient les habitudes familiales, peuvent perturber les activités de nos proches et compliquer nos relations avec eux.

Une forte aspiration spirituelle associée à une vision étroite de ce qu’est le Zen peut entraîner des manifestations égoïstes comme par exemple d’aller s’asseoir pour zazen sans tenir compte des autres personnes présentes au foyer, de leurs besoins et d’exiger de ne pas être dérangé !

Cela ne peut pas  fonctionner longtemps parce que nos proches vont se plaindre, à juste titre, que nous ne sommes pas disponibles quand ils en ont besoin ; nous risquons aussi de leur reprocher de générer du bruit par leurs activités pendant notre pratique silencieuse. Des tensions peuvent apparaître et naturellement les bienfaits de la pratique vont être remis en cause… Forcément, quand on pratique le Zen, on doit être « zen » et on nous attend au tournant sur ce point !

Notre mécontentement peut même nous amener à dénoncer « leur égoïsme » et de voir nos proches comme un obstacle à notre réalisation… Si nous sommes dans cette situation, il est temps de nous remettre en cause profondément sur notre façon de comprendre le Zen.

Il est indispensable de s’harmoniser avec notre famille,  ce qui est plus difficile  que de s’harmoniser en sesshin (retraite spirituelle de trois jours) où tout le monde se retrouve pour le Zen et pratique zazen aux mêmes heures. Nous ne pouvons pas discriminer et culpabiliser notre famille de ne pas pratiquer le Zen ou de le pratiquer à d’autres moments selon leurs disponibilités, de nous solliciter quand ils en ont besoin.

L’organisation de la vie quotidienne facilite la pratique.

Bien que cela soit important de se rendre régulièrement au Dojo, peut-être pouvons-nous nous abstenir si notre famille a besoin de nous parce qu’elle rencontre une difficulté particulière ou qu’il y a quelqu’un de malade…

Nous avons besoin d’un moment de silence à la maison pour pratiquer zazen : le meilleur moment c’est quand il n’y a personne à la maison ou que tout le monde dort.

Le week-end, si nous nous retrouvons le matin au petit déjeuner, c’est l’occasion de parler de ce que chacun voudrait faire de sa journée, écouter les besoins de nos proches et ne pas s’opposer à leurs envies pour imposer les nôtres.

Même une bonne organisation ne répondra pas à toutes vos attentes et la frustration de manquer de liberté pour pratiquer peut apparaître. Nous sommes là encore dans l’ego qui divise, désire et rejette, qui s’attache à une forme de pratique, qui manque de fluidité mentale.

La Voie du Bouddha est la Voie du Milieu, c’est la voie qui rassemble, la voie du partage, la voie avec et pour les autres, c’est la voie de la non-discrimination. Maître Kodo Sawaki disait : « notre vie est compliquée. Il y a des moments où une pluie de feu tombe du ciel, ou bien des après-midi tranquilles pour piquer un petit somme, le chapeau calé sur la figure. Certaines occasions nous obligent à travailler la nuit, d’autres fois nous pouvons nous relaxer et boire du saké. Le Dharma du Bouddha, c’est l’enseignement concernant comment se comporter dans ces différentes situations. »

S’il y a discrimination des personnes, des activités de la vie quotidienne ou des moments de la journée, il est bon d’en prendre conscience. Tout est Un dans la Voie du Bouddha.

 

Gyoji, la pratique constante

Nous allons au Dojo : nous pratiquons le Zen.

Nous sommes disponibles pour zazen à la maison au milieu des occupations de chacun : nous pratiquons le Zen.

Nous sommes sollicités par un proche pour répondre à une question, au téléphone, pour une activité domestique ; nous répondons, nous levons ou participons à l’activité : nous pratiquons le Zen.

Nous allons nous rassoir après cette activité : nous pratiquons le Zen. Une minute plus tard nous devons nous relever ou nous nous relevons de notre propre initiative pour aider : nous pratiquons le Zen.

Nous préparons le petit déjeuner pour les autres, nous faisons une tâche ménagère, nous préparons le repas avec les autres : nous pratiquons le Zen, etc.

 

Source : http://zensotoreims.fr/concilier-le-zen-et-la-famille/

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