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« Quand vous devenez un disciple, consacrez-vous à l’étude de la Voie.  Au départ, en tant que disciple, vous souhaiterez peut-être pratiquer avec un enseignant non pour étudier le bouddhisme mais pour une autre raison. Mais ça n’a pas d’importance, vous savez. Si vous accordez une confiance totale à votre enseignant, vous comprendrez. Vous serez son disciple et vous pourrez transmettre notre voie. Cette relation enseignant-disciple est très importante, mais il est difficile aussi bien pour l’enseignant que pour le disciple d’être enseignant et disciple dans le véritable sens, aussi doivent-ils donner le meilleur d’eux-mêmes.

Enseignant et disciple accomplissent ensemble divers rituels. Ceux-ci vont au-delà d’une simple routine. A travers ces rituels, nous communiquons et transmettons l’enseignement dans son véritable sens. Nous mettons l’accent sur l’absence d’ego. Quand nous pratiquons ensemble, nous oublions notre pratique personnelle. La pratique individuelle de chacun se conjugue avec la pratique des autres. Ainsi, quand nous chantons un sutra, nous disons : « Récite le sutra avec tes oreilles. » Puis, avec nos oreilles, nous écoutons les autres tandis qu’avec notre bouche nous accomplissons notre propre pratique. C’est alors que nous arrivons à la complète absence d’ego dans son véritable sens.

L’absence d’ego ne signifie pas renoncer à sa pratique individuelle. La véritable absence d’ego a oublié l’absence d’ego. Tant que vous pensez « ma pratique est dénuée d’ego », vous vous fixez sur l’abandon d’une pratique centrée sur l’ego, et, par là, vous vous attachez à l’ego. Quand vous partagez votre propre pratique avec les autres, la véritable absence d’ego peut apparaître. Cette absence d’ego n’est pas seulement absence d’ego. Elle englobe une pratique de l’ego, mais elle est aussi une pratique de l’absence d’ego par-delà l’ego ou l’absence d’ego. Ici, nous avons la complète absence d’ego dans son véritable sens. ».

Shunryu Suzuki, Libre de soi, libre de tout, Seuil, Paris 2011, pp. 111-2

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Dans son livre Le Zen et la Bible, le jésuite japonais J. K. Kadowaki écrit : « Lors de mes études théologiques, j’étais troublé par le manque d’équilibre entre mes connaissances intellectuelles et mon expérience religieuse. Le Zen m’a enseigné comment résoudre ce problème. »[1]

Maître Deshimaru disait souvent : « Le zen, c’est la religion d’avant les religions ». J’ai longtemps trouvé cette phrase dérangeante, irrespectueuse à l’égard des autres traditions. Grâce à Kakichi Kadowaki, je crois mieux comprendre aujourd’hui ce qu’il voulait dire. La méditation sans objet nous mène au cœur même de l’expérience religieuse. Celle-ci n’a rien à voir avec les croyances. Que nous soyons chrétien ou bouddhiste, croyant ou non, cela ne change fondamentalement pas grand-chose. Pierre de Béthune déclarait au micro d’Edmond Blattchen : « Je dirais que la pratique du zen m’a conforté dans ma vocation de moine bénédictin. »[2] Pour Maître Tôkuda, il est essentiel de transmettre cette pratique méditative. « Je pense, dit-il, que cela est vital pour l’avenir de l’humanité. »[3]


[1] J. K. Kadowaki s.j., Le Zen et la Bible, Espaces libres, Albin Michel, 1992, p. 56-57

[2] RTBF1, Noms de dieux, 20 avril 2010

[3] Émission Voix bouddhistes, FR2. Lien sur www.shikantaza.be

Les textes proposés sur le blog de Shikantaza expriment avant tout l’opinion de leurs auteurs. Les lecteurs sont invités à les examiner avec l’esprit de libre arbitre prôné par le Bouddha dans le Kalama Sutta.

«Au cours du XXe siècle, les concepts familiers d’espace, de temps et de vitesse, de nature et de loi naturelle, d’histoire et de transformation sociale, le concept même de personnalité humaine, se sont désagrégés, et nous nous retrouvons à la dérive, sans point de repère, dans un univers qui s’apparente de plus en plus à la notion bouddhiste du Grand Vide.
C’est pourquoi notre attention a été attirée vers un mode de vie culturellement fécond qui, depuis environ mille cinq cents ans, se complaît dans la vacuité et en retire une certaine félicité.»

Cet ouvrage est disponible en prêt à la bibliothèque du Centre (nouvelle acquisition).

Vendredi 29 avril 2011 à 19 heures

«Le bouddhisme, une spiritualité laïque?» par Michel DEPREAY à la Maison de la Laïcité, 43, rue du Fief à Pâturages

Un «bouddhisme occidental» peut-il contribuer à l’émergence en Occident d’une spiritualité sans croyance ?
Partant de la définition des termes «religion» et «spiritualité» donnée par le Dalaï Lama, le conférencier tentera de préciser la place de notions telles que «vérité», «libre examen», «raison», «intuition» dans un cadre bouddhiste.
Le conférencier se propose de voir avec le public dans quelle mesure une telle approche peut entrer en dialogue avec le souci d’une «spiritualité sans Dieu» à laquelle André Comte-Sponville a consacré un ouvrage en 2006.

Entrée libre

« Résonances »
Poésie et peinture se croisent ou se répondent

Vernissage le vendredi 18 mars 2011à 19 h
à la Maison culturelle, 14, rue du Pont d’Arcole à 7340 Colfontaine

Vendredi 18 mars 2011: Soirée du vernissage

19 heures: Conférence sur Le zen: «La pratique de la « non-pensée »» par Michel DEPREAY

Le bouddhisme zen a été l’élément dominant de la culture japonaise du 14ème au 16ème siècle. Les moines et les maîtres jouissaient alors d’un prestige considérable. Leur influence s’exerçait tant au niveau du pouvoir politique que de la vie intellectuelle et artistique. La peinture à l’encre, la calligraphie, la cérémonie du thé, le tir à l’arc, l’art des jardins «à la japonaise» ou la poésie témoignent de cette influence déterminante qui subsiste aujourd’hui.
La conférence essayera de présenter les caractéristiques de cette tradition bouddhique qui se développe en Chine à partir du 6ème siècle de notre ère et s’implante au Japon au tournant des 12ème et 13ème siècles: le ZEN.

Michel Deprèay a pratiqué le zen pendant plusieurs années au sein de l’Association Zen Internationale, l’association fondée par Maître Deshimaru. Après avoir créé un centre de pratique à Mons le 23 septembre 1996, il a décidé en 1999 de suivre l’enseignement de Maître Tokuda. Il est actuellement président de l’Union Bouddhique Belge.

20 heures : Présentation de « Si longues secondes », le  nouvel ouvrage de Daniel Charneux

temps figé soudain
le surplace de l’aiguille

si longues secondes

Soixante haïkus, comme les soixante secondes d’une minute.
Soixante moments recueillis, illustrés par Salvatore Gucciardo.

Verre de l’amitié

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