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Méditer quotidiennement et … que faire quand « ça ne veut pas »

Du développement d’une pratique stable dans un monde instable (suite)

Gregg Krech, tricycle 28 mars 2018

 

Un nouveau départ

Nous envisageons généralement de prendre un nouveau départ une fois par an, le 1er janvier. Le problème, c’est que très vite, nous perdons toute volonté de tenir nos bonnes résolutions, et nous retombons dans nos travers. Mais c’est à ce moment précis qu’apparaît la réelle opportunité. Que faisons-nous juste après avoir enfreint nos résolutions ?

On peut rester au tapis, baisser les bras. On peut se chercher un bouc émissaire. On peut se mettre en colère contre soi-même. On peut tirer la tête. Pour la plupart, nous avons expérimenté une ou plusieurs de ces stratégies.

La pratique du nouveau départ consiste à simplement prendre acte de ce qui s’est passé. Ensuite, c’est un nouveau chapitre qui s’ouvre.

La clé de la pratique du nouveau départ est de se relever et de se relancer. Votre objectif a-t-il changé ? Votre intention a-t-elle changé ? Si ce n’est pas le cas, remontez en selle, ou sur votre coussin, ou sur tout ce sur quoi vous vous trouviez avant de tomber.

Une maxime japonaise dit : « Tomber sept fois, se relever huit fois ». Le fait est que la chute est inévitable, et que nous devons donc être capables de nous relever.

Un élément intéressant est le temps que l’on passe au tapis. Certains d’entre nous mettent trois jours, trois semaines, neuf mois à se relever. Ce n’est pas grave en soi. Mais sachez que vous passez une grande partie de votre précieuse vie cloués au sol. L’un des modèles qui m’inspirent le plus dans cette pratique du nouveau départ est le duo de patinage artistique formé par Madison Chock et Evan Bates. Lors des Jeux olympiques de 2018, ils sont tombés après environ deux minutes d’une prestation qui devait en durer quatre. Tout le monde était sous le choc ; cette chute venait de les priver d’une médaille. Je me suis repassé leur prestation sept fois parce que j’ai été sidéré par la vitesse à laquelle ils se sont remis debout. C’était impressionnant. (https://www.youtube.com/watch?v=_9ZkvO6rAzM)

Il y a un autre élément important pour un nouveau départ réussi, signe d’une réelle maîtrise : ne pas en faire un drame.

Quand on se relève, on ajoute souvent quelque chose à cet effort : on dramatise un peu, on se plaint de ceci ou de cela, non sans une certaine complaisance. Et si nous laissons de côté cette dramatisation, que reste-t-il ? Nous tombons. Nous nous relevons. Nous passons à autre chose.

C’est pourquoi la pratique du nouveau départ est si difficile. Lorsque nous abandonnons la dramatisation, nous renonçons à faire appel à la sympathie et à l’attention des autres. Nous renonçons à nous apitoyer sur nous-mêmes.

N’oubliez pas : si vous manquez un jour ou deux, votre coussin ne vous en tiendra pas rigueur.  Il sera prêt à reprendre du service dès que vous vous remettrez sur le droit chemin.

Une chose encore. Vous pouvez être en train de méditer tranquillement (…) et vous rendre soudain compte que votre attention s’est égarée. Vous pensiez à une réunion prochaine, à votre déjeuner ou à la dispute que vous avez eue avec votre compagne hier soir. À ce moment-là, que faites-vous ? Eh bien, si vous utilisez cette prise de conscience comme une porte d’entrée pour retourner à votre pratique… c’est un nouveau départ. Vous êtes déjà doué pour cela. Continuez à vous entraîner.

 

Gregg Krech est le directeur de l’Institut ToDo dans le Vermont et l’auteur de cinq livres sur la psychologie japonaise, dont The Art of Taking Action : Lessons from Japanese Psychology (2014).

 

Meditating Every Day and What to Do When You Don’t

Méditer quotidiennement et … que faire quand « ça ne veut pas »

Du développement d’une pratique stable dans un monde instable

Gregg Krech, tricycle 28 mars 2018

Nous nous efforçons d’être constants dans nos comportements, mais la vie elle-même l’est rarement. Le soleil se lève à un rythme régulier, mais nous connaissons des sécheresses au cours desquelles il ne pleut pas pendant des semaines. Les marées suivent toujours les mêmes schémas, mais les ouragans et les tornades ne connaissent quant à eux pas de règles.

Le seul domaine de ma vie dans lequel j’ai été vraiment constant est la respiration. Tout le reste – les régimes, l’exercice, la pratique du piano, l’écriture, le sexe, le yoga, les smoothies verts et le fil dentaire – correspond davantage à des phases. Je suis un être humain imprévisible dans un monde imprévisible.

Pourtant, il y a des choses que je voudrais faire régulièrement, comme méditer. Bien sûr, il y a des périodes où je m’éloigne de la pratique et où je regarde mon coussin avec un sentiment de tristesse. Je suis donc face à un dilemme : je veux de la constance, mais je suis inconstant.

La psychologie japonaise, qui s’appuie sur deux approches spécifiques – la thérapie Morita (enracinée dans le bouddhisme Zen) et la thérapie Naikan (enracinée dans le bouddhisme Shin) – peut nous donner quelques idées pour maintenir une perspective, un cap et des comportements sains, même lorsque nous en avons perdu l’habitude. Elle propose notamment les deux stratégies ci-dessous pour nous aider à nous engager dans la pratique.

 Facilitez-vous la vie

Supposons que vous décidiez de boire une bonne tasse de thé vert bien chaud tous les jours. Plus tard dans la journée, vous vous arrêtez chez le marchand de thé installé à environ trois kilomètres de votre maison et achetez juste assez de thé pour une tasse. Le lendemain matin, vous vous réveillez et vous vous préparez une tasse de ce délicieux thé. La vie est merveilleuse.

Le lendemain, vous vous réveillez et vous vous apercevez que vous n’avez plus de thé. Vous prenez donc votre voiture et vous vous rendez au magasin pour acheter juste assez de thé pour une tasse. Vous rentrez à la maison et vous vous faites votre thé, et c’est une autre matinée délicieuse.

Le troisième jour, vous vous réveillez avec une fatigue inhabituelle. Vous avez un rendez-vous ce matin-là. Vous avez un rhume. Vous vous dites : « Je n’ai pas vraiment envie de sortir pour aller chercher du thé. Peut-être que je vais juste faire l’impasse sur mon thé ce matin. » Puis vous vous sentez coupable et vous pensez : « J’avais dit que je boirais une tasse de thé tous les matins. Si je ne le fais pas, je ne respecterai pas mon engagement ». Puis : « Mais je n’ai vraiment pas envie de sortir ce matin. » Ensuite, cela devient une sorte d’Assemblée Générale des Nations unies dans votre tête, où tous les aspects la question sont débattus et où tout le monde a quelque chose à dire. Pour certains d’entre nous, cette réunion prend plus de temps qu’il n’en faudrait pour aller chercher le thé en voiture.

Peut-être vous dites-vous qu’il s’agit d’un problème facile à résoudre. Il suffirait d’acheter un grand sachet de thé. Il durerait un mois, et vous n’auriez pas à sortir chaque matin pour vous en procurer. C’est une idée brillante. Et plus brillante encore quand vous réalisez que vous pouvez l’appliquer à des domaines de votre vie autres que la consommation de thé.

Facilitez-vous les choses que vous voulez faire et rendez difficiles celles que vous ne voulez pas faire. C’est l’un des principes enseignés dans la psychologie japonaise.

En ce qui concerne la méditation, vous pouvez installer votre coussin la veille, préparer votre encens et laisser les allumettes juste à côté de la bougie. Vous pouvez aussi placer une minuterie juste à côté de votre coussin.

Ça marche aussi avec les régimes. Achetez-vous un gros sac de petites carottes et n’achetez pas de biscuits. J’habite à la campagne et je dois parcourir six kilomètres et demi pour me rendre à l’épicerie la plus proche. Si vous voulez moins regarder la télévision, débranchez le téléviseur et mettez la télécommande dans le tiroir de la cuisine.

Ce principe peut être efficace pour vous aider à développer certaines habitudes et en abandonner d’autres. Mais il ne marche pas tout le temps, car nos esprits sont chaotiques et la vie est chaotique – ce qui ne constitue pas une base idéale pour faire quoi que ce soit avec 100% de cohérence. C’est pourquoi nous devons parfois nous tourner vers la pratique du « nouveau départ ». (à suivre)

Meditating Every Day and What to Do When You Don’t

Parmi les activités qui nous sont plus facilement accessibles au temps du confinement, il y a très certainement la méditation. J’aime bien le terme « assise » pour la méditation, qui suppose que l’on « se pose ». L’assise permet de « revenir à soi » plutôt que d’alimenter l’angoisse. Être au contact de notre angoisse dans la méditation n’a bien entendu rien à voir avec le fait d’être submergé par l’angoisse à longueur de journée. La pandémie qui nous touche aujourd’hui nous donne l’occasion de mieux comprendre cela et, ainsi, de mieux comprendre notre pratique. C’est pourquoi dans la série des articles que nous vous proposons dans ce contexte particulier, nous jugeons utile d’inclure des textes qui nous amènent à une réflexion sur notre propre pratique de la méditation.

MÉDITER AU TEMPS DU CONFINEMENT

Nous avons tous connu des moments où nous n’avions  aucune envie de méditer. Apprendre à travailler avec cette résistance est une partie essentielle de la maturation en tant que pratiquant du dharma. Le vrai problème n’est pas la résistance – quasi inévitable – mais la souffrance que nous éprouvons lorsque la résistance se présente.

En tant que bouddhistes, nous avons souvent une vision idéalisée de nous-mêmes. Nous nous voyons assis, quotidiennement, sur notre zafu, attentifs à ce qui se déroule « ici et maintenant », nous éveillant à la sagesse[1] et à la compassion, sans aucune distraction. C’est une image séduisante à laquelle il est très facile de s’attacher.

Cependant, cette vision illusoire nous rend vulnérables et nous risquons de nous effondrer au moindre obstacle, même le plus banal : nous oublions de méditer un jour, ou nous nous sentons trop irrités pour rester assis pendant toute la durée de la pratique, ou nous déprimons et décidons de regarder un film plutôt que de nous asseoir, etc. Au lieu de nous rappeler que nous sommes humains, nous avons le sentiment de tricher, d’être paresseux, et nous éprouvons du malaise. Cela bloque notre curiosité [notre aptitude à rester présent à ce qui est] et notre créativité, qui pourraient toutes deux nous permettre de résoudre le problème et de nous sentir mieux.

La première étape consiste à nous défaire de nos attentes irréalistes et à avoir une relation authentique avec notre méditation. Dans toute relation, il y a des hauts et des bas. Parfois, nous aimons la méditation, parfois nous sommes frustrés et nous nous demandons pourquoi nous nous donnons la peine de méditer. Il y a des périodes où nous pouvons pratiquer quotidiennement et où nous nous sentons bien, tandis qu’à d’autres moments, en raison des inévitables facteurs de stress de la vie, nous pouvons passer des jours, des semaines ou des mois à lutter pour retrouver le chemin de la pratique. Nous devons accepter que cela fasse partie du processus.

L’étape suivante consiste à cultiver la résilience, c’est-à-dire la capacité de rebondir en nous interrogeant sur notre résistance. Vous êtes fatigué(e) ? Pour le moment, vous avez peut-être plus besoin de sommeil que de méditation. Avez-vous moins de temps à consacrer à votre travail, à votre famille ou à d’autres obligations ? Peut-être avez-vous besoin pour l’instant de réévaluer le temps que vous consacrez à la méditation. Au lieu de viser vingt minutes ou une heure, pourriez-vous vous contenter de cinq minutes et considérer que cela suffit ? Vous avez des doutes ? Peut-être avez-vous besoin de parler à des amis du Dharma ou à un enseignant pour recevoir du soutien. N’hésitez pas à ajuster votre pratique à votre situation – c’est beaucoup plus humain que de vous forcer ou de vous battre.

Enfin, nous devons réduire notre attachement au coussin et nous souvenir du véritable objectif de la méditation : transformer notre esprit. Nous pouvons le faire n’importe où. (…) Nous pouvons faire preuve d’attention dans la rue ou durant les activités de la vie quotidienne – cuisiner, nettoyer, se brosser les dents.

Ces réajustements bienveillants nous permettent de développer de la compassion pour nous-mêmes et pour les autres qui vivent la même chose – et peut-être même de contribuer à un monde meilleur en aidant d’autres personnes en difficulté. Ce qui est de toute façon le but de la pratique.

D’après Mindy Newman, Tricycle, Printemps 2020

 

[1] A méditer : Wisdom inclines toward the good but is not attached to it. It shies away from what is not good, but has no aversion to it. – La sagesse (s’)oriente vers le bien mais ne s’y attache pas. Elle (s’)éloigne de ce qui n’est pas bon, mais n’en conçoit pas de l’aversion. Sayada U Teganiya

– Combien de temps dois-je consacrer à la pratique ?

– La méditation que je préconise ici peut être faite à tout moment. Quand vous devez vous déplacer d’un endroit à l’autre, appliquez simplement les techniques de la méditation marchée. Quand vient le moment de travailler, vous pourriez éprouver l’envie de l’effectuer en pleine conscience, travailler en pleine conscience. Quand vient l’heure de dîner vous décidez de dîner en pleine conscience. Vous appréciez manger en pleine conscience. Il ne faut pas vous fixer une heure précise pour pratiquer car cette pratique que je préconise peut être réalisée tout au long de la journée, mais je dirais que vous pouvez vous fixer des plages horaires pour faire des choses que vous aimez, si la situation le permet. Peut-être aimez-vous vous lever un quart d’heure plus tôt que d’habitude afin de profiter de quinze minutes de méditation assise ou peut être avant d’aller dormir. Même si la lumière est éteinte, vous pouvez vous asseoir sur votre lit et pratiquer la respiration consciente pendant quinze minutes ! Cela dépend donc de notre intelligence, notre talent à nous organiser parce qu’il y a des choses que nous devons faire collectivement avec les autres et nous ne pouvons pas répondre que nous avons une période spécifique pour faire ce que nous préférons, mais en définitive, nous devons nous rappeler que la pratique peut être réalisée à tout moment, même lorsque vous allez aux toilettes ou que vous nettoyez le sol. Vous pouvez pratiquer. Vous pouvez frotter le sol en étant une personne libre ou un esclave – c’est à vous de décider. Vous faites les choses comme les autres personnes, mais vous êtes une personne libre. Tant d’américains pensent qu’ils agissent en étant victimes du système, mais vous pouvez agir en tant que personne libre. C’est très valorisant. Nous cultivons toujours notre liberté et cela nous apporte beaucoup de dignité, ce que chacun autour de nous voit. Avec la pratique, nous sommes vraiment une personne libre, quelle que soit la situation dans laquelle nous nous trouvons.

Vous vous lavez les mains et allez aux toilettes plusieurs fois par jour. Je propose que chaque fois que vous vous lavez les mains ou allez à la toilette, vous vous investissez à 100% dans votre acte. Arrêtez toute pensée et appréciez ce que vous faites. Cela peut être très amusant. Dans quelques semaines, vous verrez l’effet merveilleux de cette pratique.

 

Thich Nhat Hanh, http://www.buddhaline.net/L-art-de-maitriser-une-tempete

 

Vous trouverez ci-dessous un enseignement oral de Tokuda Roshi que les membres de notre dojo ont déjà reçu et que nous avons décidé de partager avec l’ensemble des abonnés du Blog.

«Entrer dans le désespoir fait partie de votre vie, mais c’est aussi la nature de bouddha qui s’éveille. Quand la nature de bouddha s’éveille chez quelqu’un, cette personne ne s’apaise que lorsqu’elle s’est retrouvée elle-même; cette personne doit retourner à la source, car tant qu’elle n’est pas rentrée chez elle, elle ne connaît pas la paix. Si on ne peut pas quitter sa famille, son travail, se libérer de ses attaches, notre territoire est limité, et on ne fait que prendre des risques dans un lieu sans risques. Bien sûr, je ne parle pas de ceux qui souhaitent obtenir l’éveil dans le but d’obtenir une responsabilité, une position dans la communauté. Quand survient cette énergie, on se sent apaisé et on n’éprouve plus la moindre envie de se valoriser; dans cet état, le maître est proche, il suffit simplement de rencontrer un grand maître ou une phrase d’un recueil des anciens maîtres. Lors de la rencontre avec le maître, on perd tout ce que l’on possédait. La théorie du bouddhisme est le non-ego, à savoir éradiquer le sol sous vos pieds, effacer cet endroit où on se tient. C’est le moment critique. Dans l’expérience religieuse, la première voie passe par la négation de soi-même, pour ensuite « traverser ». L’intelligence, les connaissances obtenues par la lecture des livres sur le bouddhisme ne font que grossir l’ego et créer un karma encore plus sombre. On voudrait que cet ego soit immuable, on s’accroche à son confort, sa sécurité, mais dans la voie négative, il faut ouvrir les mains alors qu’on est suspendu aux branches très hautes d’un arbre. Dans une telle situation, logiquement, le corps va tomber, et physiquement, on va mourir; à l’idée de mourir, on a peur, on s’agrippe à l’arbre encore plus fermement, mais c’est pourtant dans cet instant qu’il est nécessaire d’ouvrir les mains. Il n’y a aucune logique dans tout cela. A l’instant où vous ouvrez les mains, vous n’êtes plus rien et quand vous n’êtes plus rien, la prajñâpâramitâ (La perfection de la sagesse) commence à œuvrer à travers vous. Ouvrir les mains veut dire donner tout, devenir absolument rien pour que s’éveille la nature de bouddha. Donner sa vie pour la voie, faire en sorte que ce corps disparaisse, c’est le seul moyen pour que ce corps apparaisse-et-disparaisse comme l’univers entier. Même si vous avez de grandes capacités, tant que vous serez obstrué par votre ego, rien ne se produira. Ce qu’on appelle « illumination », c’est le Dharma qui se manifeste à travers ce corps. Ecrire des livres, apparaître à la télévision, ça n’est pas le Dharma; par contre, si vous donnez vraiment, alors là, oui, le Dharma se manifeste par votre corps, il se réalise naturellement. Consacrez-vous à la pratique et naturellement la réponse viendra, si vous attendez la réponse, elle ne viendra pas.»

Extrait d’un enseignement de Maître Tokuda donné en juillet 2001

Les textes proposés sur le blog de Shikantaza expriment avant tout l’opinion de leurs auteurs. Les lecteurs sont invités à les examiner avec l’esprit de libre arbitre prôné par le Bouddha dans le Kalama Sutta.

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