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La Fédération bruxelloise pluraliste de soins palliatifs et continus nous annonce deux événements conjoints en lien avec le thème « La mort, parlons-en tant qu’il faut beau ».

* Une exposition de photographies, du 26/04 au 03/05/2018

  • Lieu : Galeries Expo (Galerie de la Reine 26, à 1000 Bruxelles, sous le Cinéma des Galeries)
  • Vernissage public : 26 avril 2018, de 18h à 22h.
  • Exposition gratuite, accessible du 27 avril au 3 mai 2018, de 11h30 à 22h
  • Photographies d’Alexandre Mhiri, Catherine Minala, Régis Defurnaux et les étudiants de photographie de 2e et 3e années de La Cambre arts visuels.

* Une conférence de Gabriel Ringlet*, le 28/04/2018

  • Lieu : Cinéma des Galeries, Galerie de la Reine 26 à 1000 Bruxelles
  • Horaire : accueil à partir de 10h. Conférence de 10h30 à 11h30, suivie d’une séance de questions-réponses. Pour ceux qui le souhaitent, une petite collation et une visite guidée de l’exposition sont ensuite prévues.
  • Prix des places : 12 euros. Possibilité de régler en ligne ou sur place.
  • Attestation de présence dans le cadre de la formation permanente.
  • Nombre de places limité !
  • Inscriptions obligatoires sur : http://www.bit.do/ringlet

Partenaires : COCOF, Palliabru, La Cambre, Cinéma des Galeries

 

*« Prêtre, écrivain, journaliste et universitaire, il a été professeur et vice-recteur de l’Université catholique de Louvain. Membre de l’Académie Royale de langue et de littérature françaises de Belgique, sa vocation est intimement liée à l’écriture à travers, surtout, la rencontre entre l’actualité, l’Evangile et l’imaginaire. Un tissage qu’il développe plus particulièrement au Prieuré de Malèves-Ste-Marie en Brabant wallon (Belgique). Il s’investit beaucoup dans l’accompagnement en fin de vie et encourage un dialogue approfondi entre les libres pensées. » (www.gabrielringlet.be).

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« Nous avons vu qu’un être n’est qu’une combinaison de forces ou d’énergies physiques et mentales. Ce que nous appelons mort, c’est l’arrêt complet du fonctionnement de l’organisme physique. Ces forces, ces énergies prennent-elles fin absolument avec la cessation du fonctionnement de l’organisme ? Le bouddhisme dit : non. La volonté, le désir, la soif d’exister, de devenir, est une force formidable qui meut l’ensemble des vies, des existences, le monde entier. C’est la force la plus grande, l’énergie la plus puissante qui soit au monde. Selon le bouddhisme, elle ne cesse pas d’agir avec l’arrêt du fonctionnement de notre corps, qui pour nous est la mort, mais elle continue à se manifester sous une autre forme, produisant une re-existence qu’on appelle renaissance.

Il vient à l’esprit une autre question : s’il n’y a pas d’entité permanente, immuable, s’il n’y a pas une substance telle qu’un Soi ou Âme (ātman), qu’est-ce donc qui peut re-exister, renaître après la mort ? Avant d’en venir à la vie après la mort, considérons donc ce qu’est la vie présente, comment, maintenant, elle se continue. Ce que nous appelons vie, …, c’est la combinaison des cinq Agrégats, une combinaison d’énergies physiques et mentales. Celles-ci changent continuellement, elles ne restent pas identiques pendant deux instants consécutifs. Elles naissent et meurent à chaque instant. « Quand les Agrégats apparaissent, déclinent et meurent, ô bhikkhu, à chaque instant vous naissez, vous déclinez, vous mourez. »

Par conséquent, même pendant la durée de cette vie, nous naissons et mourons à chaque instant, et pourtant nous continuons d’exister. Si nous pouvons comprendre qu’en cette vie nous pouvons continuer à exister, sans qu’il y ait une substance permanente, immuable, telle qu’un Soi ou une Âme, pourquoi ne pouvons-nous pas comprendre que ces forces elles-mêmes puissent continuer à agir sans qu’il y ait en elles un soi ou une âme pour les animer après que l’organisme physique a cessé de fonctionner ?

Lorsque ce corps physique n’est plus capable de fonctionner, les énergies ne meurent pas avec lui, mais elles continuent à s’exercer en prenant une autre forme, que nous appelons une autre vie. Chez un enfant, toutes les facultés physiques, mentales et intellectuelles sont tendres et faibles mais elles possèdent en elles-mêmes la potentialité de produire un homme adulte. Les énergies physiques et mentales qui forment ce qu’on appelle un être sont douées en elles-mêmes du pouvoir de prendre une forme nouvelle, de croître graduellement et d’atteindre à leur pleine puissance.

Comme il n’y a pas de substance permanente, immuable, rien ne se transmet d’un instant à l’autre. Ainsi il est évident que rien de permanent, d’immuable ne peut passer ou transmigrer d’une vie à l’autre. C’est une série qui continue sans rupture, mais qui cependant change à chaque instant. La série à proprement parler n’est rien que du mouvement. C’est comme une flamme qui brûle pendant la nuit : ce n’est pas la même, ce n’en est pas non plus une autre. Un enfant grandit, il devient un homme de soixante ans. Il est évident que cet homme n’est pas le même que l’enfant né soixante ans auparavant, mais qu’aussi ce n’est pas une autre personne. De même un homme qui meurt ici et renaît ailleurs n’est ni la même personne ni une autre. C’est une continuité de la même série. La différence entre la mort et la naissance n’est qu’un instant dans notre pensée : le dernier instant de la pensée en cette vie conditionnera le premier dans ce qu’on appellera une vie suivante, qui n’est en fait que la continuation de la même série. Pendant cette vie-même un instant de la pensée conditionne le suivant. Ainsi, selon le point de vue bouddhiste, la question d’une vie après la mort ne constitue pas un grand mystère et un bouddhiste ne se préoccupe pas du tout de ce « problème ».

Tant qu’il y a là « soif » d’être et de devenir, le cycle de continuité (samsara) se poursuit. Il ne pourra prendre fin que lorsque la force qui le meut, cette « soif » même, sera arrachée, coupée, par la sagesse qui aura la vision de la Réalité, de la Vérité, du Nirvana. »

Walpola Rahula, L’enseignement du Bouddha d’après les textes les plus anciens, Points Sagesses, pp. 54-56

Cycle indépendant: l’UBE à Bruxelles

Programme 2011

Invités par l’Université du Bouddhisme à Bruxelles, les enseignants de l’UBE proposent deux cycles de cours, de janvier à avril 2011.

Les cours auront lieu à l’Institut Nalanda de Bruxelles,
50 rue de l’Orme
1030 Bruxelles (Belgique)
Tél.: +32 (0)2 675 38 05

Chargés de cours:
Philippe Cornu,
Jérôme Ducor,
Dominique Trotignon

1. Le bouddhisme ancien en Inde – origines et principaux courants
Un cycle de quatre séances, le jeudi soir, de 18h15 à 20h30

* Jeudi 20 janvier 2011 – Philippe Cornu
Le contexte indien du Bouddha

* Jeudi 17 février 2011 – Dominique Trotignon
L’enseignement du Bouddha historique

* Jeudi 17 mars 2011 – Dominique Trotignon
Les premières écoles du bouddhisme indien – 1ère partie: Sthaviravâda et Mahâsamghika

* Jeudi 28 avril 2011 – Philippe Cornu
Les premières écoles du bouddhisme indien – 2ème partie: Pudgalavâda et Sârvastivâda

2. Les bouddhistes et la mort – fondements doctrinaux et réalités culturelles
Un cycle de trois séances, le dimanche, de 10h30 à 16h

* Dimanche 6 février 2011 – Dominique Trotignon
La Mort, dans le canon pâli et les pays du Theravâda

* Dimanche 13 mars 2011 – Jérôme Ducor
La Mort, dans le Mahâyâna d’Extrême-Orient et au Japon

* Dimanche 3 avril – Philippe Cornu
La Mort, dans le Mahâyâna indien et au Tibet

Tarifs et inscriptions
Dimanches: 40 euros, boissons comprises (les participants apportent leur collation)
Jeudis: 15 euros, boissons comprises

Inscriptions à l’Institut Nalanda,
rue de l’Orme 50, 1030 Bruxelles
Mail: nalanda@tibinst.org
Tél: +32 (0)2 675 38 05

Versements à effectuer au n° de compte: 001-3998047-74
IBAN: BE16 0013 9980 4774, BIC: GEBA BE BB

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