Le poème ci-dessous de Jalâl ud Dîn Rûmî, poète persan et mystique soufi du 13e siècle, est repris dans de nombreux blogs qui citent comme source l’ouvrage de Jack Kornfield, Après l’extase, la lessive (La table ronde), ouvrage épuisé depuis longtemps hélas en français.

Dans le cadre de ces « Florilèges », on aurait pu le placer sous la rubrique « Amitié » (Entrer en ~ avec soi-même) ou « Ouverture », l’attitude de l’esprit dans la méditation.

Dans cette traduction française (due sans doute à Dominique Thomas, le traducteur de After the Ecstasy, the Laundry), je remplacerais volontiers le « lieu d’accueil » de la première ligne par « maison d’hôtes ».

Maison d’hôtes

« L’être humain est un lieu d’accueil,

Chaque matin un nouvel arrivant.

Une joie, une déprime, une bassesse,

Une prise de conscience momentanée arrive

Tel un visiteur inattendu.

Accueille-les, divertis-les tous

Même s’il s’agit d’une foule de regrets

Qui d’un seul coup balaye ta maison

Et la vide de tous ses biens.

Chaque hôte, quel qu’il soit, traite-le avec respect,

Peut-être te prépare-t-il

À de nouveaux ravissements.

Les noires pensées, la honte, la malveillance

Rencontre-les à la porte en riant

Et invite-les à entrer.

Soit reconnaissant envers celui qui arrive

Quel qu’il soit,

Car chacun est envoyé comme un guide de l’au-delà. »

Les textes proposés sur le blog de Shikantaza expriment avant tout l’opinion de leurs auteurs. Les lecteurs sont invités à les examiner avec l’esprit de libre arbitre prôné par le Bouddha dans le Kalama Sutta.