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La souffrance (sanskrit : dukkha) ne désigne pas seulement la douleur physique ou morale, mais aussi la frustration et le mal-être ressentis dans nos vies, bref, le caractère insatisfaisant de l’existence. Quels sont les grands types de souffrance qu’identifie le bouddhisme ? La souffrance de la souffrance englobe toutes les souffrances évidentes, comme celle de la naissance, de la maladie, de la vieillesse et de la mort, et le fait d’être au contact de ce que l’on n’aime pas. La souffrance du changement découle du déni de l’impermanence. C’est le fait d’être séparé de ce ou de ceux que l’on aime et de ne pas obtenir ce que l’on désire. Enfin, la souffrance « en voie de formation » provient du caractère insatisfaisant de l’existence et de l’attachement au « soi » : même quand tout va bien, la souffrance reste latente. Son origine, en effet, c’est la « soif », nous dit le Bouddha, c’est à dire le désir avide d’existence, des plaisirs des sens ou d’annihilation quand tout va mal, créateur d’actes aliénants (karma). Cette « soif » est la conséquence de la croyance au « soi », une illusion produite par l’ignorance. Or la souffrance peut cesser définitivement si l’on renonce à cette soif et donc si l’on relâche l’emprise du « soi ».

Ph. Cornu, Les concepts clés, Le Point, Bouddha, hors-série février / mars 2010, p. 38

Les textes proposés sur le blog de Shikantaza expriment avant tout l’opinion de leurs auteurs. Les lecteurs sont invités à les examiner avec l’esprit de libre arbitre prôné par le Bouddha dans le Kalama Sutta.

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À épingler dans Le Vif/L’Express de cette semaine: un dossier sur la méditation et sur le «mindfulness»* ainsi qu’un autre sur… l’Abbaye de Maredret, où aura lieu notre prochaine retraite! Un exemplaire de ce numéro est disponible en consultation à la bibliothèque du dojo.

*Pour faire bref, l’application dans le monde médical de techniques de méditation et d’entraînement à la pleine conscience inspirées du bouddhisme de manière à soulager l’anxiété, le stress, certains états dépressifs ainsi que la souffrance morale liée aux maladies graves et/ou chroniques, entre autres.

« Comme on le sait, le zen a exercé une profonde influence sur l’art, surtout au Japon, qu’il s’agisse de la peinture, de la calligraphie, de la poésie, du théâtre Nô, de la réunion de thé, de l’arrangement des fleurs, du jardin zen, etc. L’art tel qu’il est conçu selon l’esprit du zen n’est ni décor ni agrément de la vie, ni représentation du réel, ni expression de soi, mais il doit être l’expression même de la Vision de l’Éveillé, c’est-à-dire, la Vision de la vision. Comme le « rêve », l’art ne figure ni dans la sphère du doute ni dans le champ de l’observation. Les œuvres d’art n’appartiennent ni au domaine du vrai ni du faux, ni du réel ni de l’irréel, ni de l’être ni du ne-pas-être. L’art est un lieu par excellence de l’expression du non-dualisme ; il outrepasse les frontières entre le moi et les autres, l’universel et le particulier, l’esprit et la matière, le visible et l’invisible, le dicible et l’indicible, etc. »

Yoko Orimo, L’expérience esthétique et l’avènement du non-moi, in : Shôbôgenzô, Traduction intégrale, Tome 2, Sully, Vannes 2006, p. 263

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