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Une œuvre, un texte, une rencontre
Samedi 15 octobre 2016
Bouddhisme et engagement social

«Aussi nombreux que soient les êtres, je fais le vœu de les libérer tous»

Dès les premiers temps du bouddhisme, les moines sont venus en aide aux populations en proie aux difficultés matérielles comme aux souffrances spirituelles. Aider, soigner, réconforter, accompagner sur le chemin…
L’engagement envers ses semblables est au cœur du bouddhisme. C’est dans la tradition mahâyâniste qu’émerge, en tant que modèle à suivre, la figure du Bodhisattva, «être d’Éveil» qui œuvre sans relâche au bien d’autrui, «abandonnant tout ce qui peut être cause de nuisance à autrui et cultivant tout ce qui peut servir de base au bienfait d’autrui».
Qu’en est-il aujourd’hui ? Cette nouvelle Rencontre vous propose un éclairage particulier, qui est celui de Frank DE WAELE Roshi (Gand) et de Michel Genko DUBOIS Roshi (Paris). Tous deux pratiquent dans la tradition zen et
accordent, au sein de leur pratique, une importance considérable à l’action sociale. Ils sont par ailleurs membres des Zen Peacemakers, association fondée aux États-Unis par Bernie Tetsugen GLASSMAN Roshi, qui unit la pratique du bouddhisme zen, l’action sociale et le travail pour la paix.

Programme et informations pratiques

« En somme, la structure des ‘slogans’[1] est fondée sur les deux thèmes sous-jacents du bouddhisme Mahayana : sagesse et moyens habiles. Si vous voulez suivre la Voie, vous avez besoin des deux. Vous devez savoir où vous aller et vous devez aussi disposer d’un chemin pour y aller. Ce qu’on désigne par  « moyens habiles » sont les éléments constitutifs de la Voie. Cultiver la sagesse est primordial, mais comme le dit le vieux dicton Zen, « On ne cuit pas du riz avec des mots ».

Dans la pratique des slogans, chaque situation est envisagée à la fois comme une expression des moyens habiles et de la sagesse. Cela signifie qu’il n’est pas nécessaire de chercher ailleurs pour trouver le Dharma vu qu’il est présent dans toute situation. Par ailleurs, cela signifie aussi qu’il n’est nulle part où se cacher. Une fois que vous avez entrevu l’étendue des enseignements, ils vous hantent où que vous alliez.

 D’une manière générale, quoi que vous entrepreniez, vous devez apprendre comment faire. Si votre but est de faire du droit, vous devez suivre des cours de droit ; si vous voulez faire du commerce, vous devez fréquenter une école de commerce. Et si vous voulez devenir un bodhisattva, vous devez cultiver les six vertus ou perfections transcendantes (paramitas) par l’entraînement de l’esprit et la pratique des slogans.

 Dans le Mahayana, le but est de devenir un guerrier bodhisattva incarnant la sagesse, la compassion, et l’ouverture, et la manière d’y arriver est de s’entraîner à la générosité, l’éthique, la patience, le courage et la concentration. Ces cinq pratiques sont les moyens habiles qui vous mèneront au but. Mais ces moyens habiles doivent être secondés par la sagesse (prajna) ou connaissance transcendante, c.-à-d. la vision qui nous guide sur la Voie. Ensemble, ces six perfections (paramitas) constituent la recette du succès sur la Voie. »

Judy Lief, Fifty-nine ways to make the teachings real, The Best Buddhist Writings 2013, Shambala Sun, p. 114
Traduction : Michel Mokusho


[1] Les « slogans » désignent 59 pratiques pour l’entraînement de l’esprit remontant au maître indien Atisha Dipankara (982 – 1054). Ces pratiques (Lodjong) font l’objet de nombreux commentaires tibétains. Elles sont considérées comme reflétant l’essence de la pratique du Mahayana.

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