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« Une des erreurs que nous commettons souvent (…) est d’aborder la méditation comme une technique qui va nous rendre plus « fort », mieux à même de rencontrer les difficultés qui sont les nôtres.

 Lorsque les maîtres enseignent la pratique de « Mushotoku » (ne rien attendre) ou « Shikantaza » (seulement s’asseoir), c’est à une approche tout à fait différente qu’ils nous invitent.

 Il ne s’agit pas prioritairement de trouver dans la pratique des forces nouvelles, comme on prendrait des vitamines pour mieux affronter l’hiver, mais au contraire de rencontrer notre fragilité, de devenir intime avec elle, de l’accueillir, de nous poser au cœur même de cette fragilité, de la contempler et – en aucun cas – de vouloir la dépasser. »

 Barry Magid, in : Practice : you can’t do it wrong, Buddhadharma, Spring 2010, p. 38-39

Les textes proposés sur le blog de Shikantaza expriment avant tout l’opinion de leurs auteurs. Les lecteurs sont invités à les examiner avec l’esprit de libre arbitre prôné par le Bouddha dans le Kalama Sutta.

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« Nous cherchons à vivre et pourtant la vie est toujours donnée. L’expérience du juste-s’asseoir nous renvoie à la dimension immédiate et présente de la vie. Tant que nous surimposons, que nous imposons quelque chose à la méditation, nous nous empêchons de réaliser sa dimension de plénitude. L’assise ne peut donc être une méditation que l’on qualifierait de thérapeutique ou même de spirituelle. Ajouter « juste » dans l’expression « juste s’asseoir, shikantaza, est une manière de briser tous les ajouts. C’est en osant laisser échapper toutes ses attentes que cette présence à soi, réelle, vivante, vivifiante, pourra surgir. Il ne s’agit même pas d’abandonner telle ou telle idée. Il s’agit réellement de s’abandonner en entier. La méditation est don pur. Le véritable don n’a aucune peur, il ne retient rien, il n’est entravé par rien. Il est amour. Il est ouverture. L’assise se réalise en tant qu’assise lorsque je m’engage totalement dans la dimension du don. « Totalement » signifie s’asseoir sans faux-semblant, sans arrière-pensée. Même les croyances sur la méditation, les espoirs devraient être abandonnés. L’intrépidité est ici requise, sinon la méditation restera morne, étouffée et l’on continuera à vivre dans le mondes de ses croyance. Il ne s’agit pas seulement de se défaire de ses attentes les plus grossières, les plus visibles, comme de vouloir soigner telle ou telle maladie, mais des attentes les plus subtiles, les plus invisibles. Celles que l’on doit finalement traquer au fond de soi pour les dépasser et se convertir au monde de la vie. »

Éric Rommeluère, Les bouddhas naissent dans le feu, Seuil, 2007, p. 90

Les textes proposés sur le blog de Shikantaza expriment avant tout l’opinion de leurs auteurs. Les lecteurs sont invités à les examiner avec l’esprit de libre arbitre prôné par le Bouddha dans le Kalama Sutta.

« Nous cherchons à vivre et pourtant la vie est toujours donnée. L’expérience du juste-s’asseoir nous renvoie à la dimension immédiate et présente de la vie. Tant que nous surimposons, que nous imposons quelque chose à la méditation, nous nous empêchons de réaliser sa dimension de plénitude. L’assise ne peut donc être une méditation que l’on qualifierait de thérapeutique ou même de spirituelle. Ajouter « juste » dans l’expression « juste s’asseoir, shikantaza, est une manière de briser tous les ajouts. C’est en osant laisser échapper toutes ses attentes que cette présence à soi, réelle, vivante, vivifiante, pourra surgir. Il ne s’agit même pas d’abandonner telle ou telle idée. Il s’agit réellement de s’abandonner en entier. La méditation est don pur. Le véritable don n’a aucune peur, il ne retient rien, il n’est entravé par rien. Il est amour. Il est ouverture. L’assise se réalise en tant qu’assise lorsque je m’engage totalement dans la dimension du don. « Totalement » signifie s’asseoir sans faux-semblant, sans arrière-pensée. Même les croyances sur la méditation, les espoirs devraient être abandonnés. L’intrépidité est ici requise, sinon la méditation restera morne, étouffée et l’on continuera à vivre dans le mondes de ses croyance. Il ne s’agit pas seulement de se défaire de ses attentes les plus grossières, les plus visibles, comme de vouloir soigner telle ou telle maladie, mais des attentes les plus subtiles, les plus invisibles. Celles que l’on doit finalement traquer au fond de soi pour les dépasser et se convertir au monde de la vie. »

Éric Rommeluère, Les bouddhas naissent dans le feu, Seuil, 2007, p. 90

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