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Le sujet de la méditation est de dissoudre la fixation sur nous-même. À travers la méditation, nous commençons à prendre le pli de vivre avec une attitude sans saisie, donc sans attente de résultat, sans volonté d’atteindre quoi que ce soit.

Évitez de vous laisser prendre au piège des idées au sujet de vous-même, au sujet de la pratique ou au sujet du résultat de la pratique.

(1) Ne vous (r)accrochez pas à une identité figée de vous-même en tant que personne bonne ou mauvaise, capable ou incapable. Libérez-vous de toute idée sur vous-même, de tout souci vous concernant. Trop souvent pendant zazen nous nous racontons toutes sortes d’histoires sur le fait d’être bon ou mauvais, capable ou incapable. En fait, nous passons ainsi pas mal de temps à jouer la star de notre propre film. Ou bien nous passons notre temps à planifier, à nous désoler, à essayer d’améliorer les choses, etc. Bref, à renforcer notre centrage sur nous-même plutôt qu’à le ‘dissoudre’.

Au lieu de vous raccrocher à une identité limitée de vous-même, faites de votre mieux pour vous observer ce qui se passe, minute après minute. Si vous observez simplement au lieu de vous fixer sur une idée figée de vous-même, la méditation va commencer à mettre sérieusement à mal cette identité. Vous allez commencer à avoir des doutes sur le fait d’exister sur un seul mode; vous allez voir que  ‘qui vous êtes’ ou ‘comment vous êtes’ change, et change constamment. Vous arrivez déprimé au dojo, après dix minutes d’assise, vous vous souvenez des achats que vous avez faits le matin et vous voilà satisfait. Pendant kin hin, vous vous inquiétez de savoir qui est cette nouvelle personne devant vous. Que vous n’avez jamais croisée En vous rasseyant, vous vous lamentez sur le fait d’avoir mal au dos et deux minutes après, vous vous dites que le lendemain vous allez au cinéma et vous vous réjouissez. Le changement est continuel. Cela n’a rien d’anormal. Il suffit à chaque fois de revenir à la concentration sur l’ici-et-maintenant.

Observez simplement ce qui se passe, sans attente concernant ce que vous êtes censé être. Cette pratique, parfois appelée pratique du ‘non-soi’, consiste à lâcher toutes les attentes. Observez comment les pensées, les émotions changent. La méditation est le véhicule parfait pour voir comment nous changeons constamment.

(2) Ne faites pas de votre méditation un événement spécial. N’entrez pas dans une attitude de grand sérieux et de solennité. Ne saluez pas avec ostentation. Ne vous accrochez à aucune notion concernant la pratique. Méditer, c’est simplement s’asseoir sans idée préconçue sur la pratique. Nous suivons simplement les instructions, sans imaginer que la méditation doit être comme ceci ou comme cela. Nous observons sans juger, sans rien ajouter (= lâcher prise).

(3) Laissez tomber toute attente vous concernant. C’est une instruction simple. Pratiquez sans espoir de quelque sorte. L’espoir s’accompagne souvent de la peur. Peur que notre attente ne soit pas satisfaite. Si vous pratiquez avec espoir et peur, si vous pratiquez pour devenir ce que vous voudriez être, même s’il s’agit de devenir plus calme, plus aimant, plus empli de compassion, vous vous préparez des lendemains difficiles.

Si, après avoir médité, vous remarquez quelque chose que vous ressentez comme un résultat – par exemple, votre esprit est détendu, vous vous sentez plus ouvert à l’autre – relevez cela simplement comme une manifestation de l’impermanence et laissez passer. Ce n’est pas que de tels ressentis soient négatifs, mais si nous nous y accrochons, ils ne sont d’aucune utilité.

 

D’après Pema Chödron, La pureté en trois points, http://pema.free.fr/pch01.php3

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(d’après Sayadaw U Tejaniya)

 

  1. Méditer c’est accepter et observer tout ce qui se passe (que ce soit plaisant ou déplaisant) de manière détendue.
  2. Méditer c’est observer et attendre patiemment avec attention et compréhension. Méditer n’est PAS essayer de faire l’expérience de choses que vous avez lues ou entendues.
  3. Soyez attentif au moment présent seulement. Ne vous perdez pas dans des pensées sur le passé. Ne vous laissez pas emporter par des pensées sur le futur.
  4. Lors de la méditation, l’esprit et le corps devraient être détendus.
  5. Si l’esprit et le corps deviennent fatigués, quelque chose ne va pas avec votre manière de pratiquer, et il est temps de vérifier la façon dont vous méditez.
  6. Pourquoi vous concentrez-vous avec une telle force lorsque vous méditez ? Voulez-vous quelque chose ? Voulez-vous que quelque chose se produise ? Voulez-vous que quelque chose cesse de se produire ? Vérifiez si l’une de ces attitudes est présente.
  7. L’esprit qui médite devrait être détendu et en paix. Vous ne pouvez pas pratiquer lorsque l’esprit est tendu. [Pratiquer la concentration sur la respiration, le corps ; apprenez à lâcher prise. MM]
  8. Ne vous concentrez pas avec trop de force, ne contrôlez pas. Ne vous forcez pas et ne vous restreignez pas.
  9. N’essayez pas de créer quoi que ce soit, et ne rejetez pas ce qui arrive. Soyez seulement conscient.
  10. Essayer de créer quelque chose, c’est de l’avidité. Rejeter ce qui se passe, c’est de l’aversion. Ne pas savoir si quelque chose est en train de se produire ou a cessé de se produire, c’est de l’ignorance.
  11. C’est seulement dans la mesure où l’esprit observateur est dépourvu d’avidité, d’aversion et d’anxiété que vous méditez vraiment.
  12. N’ayez pas d’attentes, ne désirez rien, ne soyez pas inquiet, parce que si ces attitudes sont présentes dans votre esprit, il devient difficile de méditer.
  13. Vous n’essayez pas de faire en sorte que les choses se produisent de la façon dont vous voudriez qu’elles se produisent. Vous essayez de voir ce qui se passe tel quel.
  14. Qu’est-ce que l’esprit est en train de faire ? Est-il en train de penser? Est-il en train d’être attentif ?
  15. Où l’esprit se trouve-t-il maintenant ? À l’intérieur ? À l’extérieur ?
  16. L’esprit qui regarde, qui observe, est-il complètement conscient ou seulement superficiellement ?
  17. Ne pratiquez pas avec un esprit qui veut quelque chose ou qui veut que quelque chose se produise. Le seul résultat sera de vous épuiser.
  18. Vous devez accepter et observer les bonnes et les mauvaises expériences. Vous ne voulez que de bonnes expériences ? Vous ne voulez pas même la plus petite expérience désagréable ?

Est-ce bien raisonnable ? Est-ce cela la voie du Dharma !

  1. Vous devez revérifier l’attitude avec laquelle vous méditez. Un esprit léger et libre vous permet de bien méditer. Avez-vous l’attitude juste ?
  2. Ne soyez pas perturbés par l’esprit qui pense. Vous ne pratiquez pas pour éviter de penser,

mais plutôt pour reconnaître et distinguer la pensée à chaque fois qu’elle survient.

  1. Ne rejetez aucun objet qui se présente à votre attention. Apprenez à connaître les impuretés de l’esprit qui surviennent avec l’objet et continuez à examiner ces impuretés.
  2. L’objet de l’attention n’est pas vraiment important; c’est l’esprit observateur qui travaille en arrière-plan afin d’être conscient qui est vraiment important. Si l’observation est faite avec la bonne attitude, n’importe quel objet sera le bon.
  3. C’est seulement lorsque la foi ou la confiance (saddhā) est présente, que l’effort survient. C’est seulement quand l’effort (viriya) est présent, que la pleine conscience devient continue. C’est seulement lorsque que la pleine conscience (sati) est continue, que la stabilité de l’esprit s’établit. C’est seulement lorsque la stabilité de l’esprit est établie (samādhi), que vous commencerez à comprendre les choses telles qu’elles sont. Lorsque vous commencez à comprendre les choses telles qu’elles sont (paññā), la foi se renforce.

 

http://forumetta.free.fr/phpBB2/viewtopic.php?t=1011&sid=dcd490ea3469000971720ffd84752b1e

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