Bonjour à toutes et à tous,

 Nous arrêtons ce vendredi la publication d’articles consacrés à la vie spirituelle en temps de confinement. Cela n’exclut pas que d’autres textes puissent être publiés dans les semaines à venir, mais de manière moins systématique.

  Nous proposons dorénavant de revenir sur ces textes qui ont pu vous accompagner au cours des trois semaines écoulées et de prendre le temps d’en parler. Parler de quoi ? De ces passages que vous avez ressentis comme particulièrement justes, ou qui vous paraissent complètement surréalistes. Ou encore les passages qui soulèvent des questions, voire de la désapprobation. Votre témoignage est également important. Comment vivez-vous cette période ? En retirez-vous personnellement quelque chose : des réflexions, des observations, des prises de conscience ? Quelles questions l’expérience en cours soulève-t-elle ?

 Tout d’abord, nous voudrions remercier les personnes qui ne font pas partie de notre sangha (au sens local du terme) et qui nous ont accompagnés durant ces trois semaines. S’ils souhaitent participer à la deuxième phase, celle de l’approfondissement des textes, telle que proposée ci-dessous, ils sont les bienvenus. Il leur suffit de se manifester à l’adresse michel@shikantaza.be et nous leur ferons parvenir le lien permettant de se joindre à la discussion.

 Concrètement, nous proposons ceci. Du lundi au vendredi, il sera possible de se joindre au groupe de discussion entre 10h et 10h30. Les échanges s’arrêteront à 11h.

Il n’y a pas d’inscription à prendre, vous vous manifestez le(s) jour(s) qui vous conviennent. Nous vous ferons parvenir un lien sur lequel il vous suffira de cliquer pour être connectés. Notre intention est de vous transmettre ce lien d’ici dimanche soir afin que vous puissiez vous connecter dès lundi. La volonté y est. Reste à voir si nous allons maîtriser la technique. En cas d’échec, il sera possible de se rabattre sur Skype pour un nombre limité de personnes.

Pour la première semaine, je propose de travailler sur les deux premiers textes repris dans le recueil « Petite anthologie de textes pour les temps de confinement »  qui sera envoyé aux personnes figurant dans notre répertoire. Les autres personnes peuvent demander qu’on leur transmette le fichier à l’adresse ci-dessus.

 Je souhaite à toutes et à tous un très bon week-end.

 Mokusho

RETENEZ :

91185728_2573054926139600_7280539822412791808_n

N’essayez pas de calmer la tempête. Calmez votre esprit. La tempête passera.

Qu’est-ce qui m’empêche de m’asseoir ?

D’après Oren Jay Sofer, tricycle, 02 mars 2020

Beaucoup d’entre nous commencent un chemin spirituel avec enthousiasme et détermination, par nécessité, inspiration ou curiosité. Nous tenons bon pendant des semaines, des mois, voire plus. Puis, inévitablement, quelque chose change et nous levons le pied. La pratique de la méditation commence à devenir une corvée quand la vie s’emballe et que nous n’arrivons plus à nous asseoir.

Prendre le temps de s’asseoir est mieux que rien, mais la pratique dévoile tout son potentiel lorsque nous méditons de façon constante. Lorsque nous prenons régulièrement le temps de nous arrêter et de nous recentrer, nous renforçons d’innombrables qualités positives du cœur et de l’esprit et posons les bases d’une vie de sagesse et de compassion.

Même après une retraite de plusieurs jours, il nous est tous arrivé de rentrer chez nous avec une énergie renouvelée, pour constater que notre élan s’essouffle, que notre énergie s’estompe et que nous retombons dans notre vieille habitude de ne nous asseoir que lorsque cela nous convient sur le moment.

Pourquoi en est-il ainsi ? Les raisons sont nombreuses. La première chose à faire consiste à examiner attentivement ce qui se passe.

Prendre le temps d’examiner notre situation globale

Parfois, un changement de circonstances extérieures modifie notre capacité à méditer au quotidien. Prenez un peu de recul par rapport aux différents aspects de votre vie et examinez la situation avec l’œil bienveillant d’un ami. Vous venez de mettre fin à une relation, de commencer un nouvel emploi ou de déménager ? Vous êtes soumis à une forte pression au travail ? Vous devez faire face à la maladie d’un proche ? Au milieu de ces bouleversements, nous ne prenons pas nécessairement en compte le coût élevé de telles situations en temps et en énergie.

Le simple fait de reconnaître l’impact de tels changements peut créer en nous un espace intérieur de compassion et de bienveillance vis-à-vis de nous-même. Une vision lucide de la situation nous permet de réévaluer le soutien dont nous pourrions avoir besoin et, le cas échéant, d’y intégrer la pratique de la méditation.

Le plus souvent, cependant, c’est un obstacle intérieur qui nous éloigne du coussin. Une réelle présence à soi peut nous révéler ce qui se joue sous la surface et nous donner des indications sur la façon de réagir.

L’une des causes les plus courantes entraînant une diminution de ma pratique quotidienne est le sentiment d’être noyé par la quantité de tâches à accomplir. Les listes ne cessent de s’allonger et tout prend au moins deux fois plus de temps que prévu. Lorsque je laisse le rythme effréné de la société prendre le pas sur la manière dont je souhaite vivre ma vie, tout en pâtit, y compris ma pratique quotidienne. Quel peut être notre état d’esprit lorsque nous nous asseyons pour méditer (à supposer que nous y parvenions) si nous avons passé notre journée à courir d’une tâche à l’autre et tenté de faire un maximum de choses en un minimum de temps ? Est-ce que je n’ai vraiment aucune marge de manœuvre ?

Vérifier nos idées reçues

L’une des raisons les plus courantes pour lesquelles de nombreux pratiquants perdent leur motivation est le constat que leur expérience méditative ne correspond pas à leurs attentes. Nous venons chercher la paix, la lucidité et le bien-être, et nous trouvons l’agitation, les rancunes mesquines, la confusion et l’absurdité totale.

La paix et la lucidité nous viennent de la reconnaissance de nos schémas mentaux. Lorsque nous nous en souvenons et que nous laissons de côté nos attentes et nos idées, nous retrouvons plus d’espace pour nous recentrer et nous engager à nouveau dans notre pratique quotidienne.

Il peut également y avoir des croyances fondamentales qui opèrent à un niveau plus profond et nous empêchent de réaliser nos aspirations. Quelles histoires vous racontez-vous à propos de la méditation ? Genre « Si je m’y donne à fond, je vais me perdre » ou « Je ne suis pas assez bon, pas assez intelligent », ou que sais-je encore ? Lorsque nous ne les repérons pas, de telles idées ont un pouvoir énorme. Non seulement elles nous empêchent de méditer, mais elles peuvent aussi orienter le cours de notre vie. Mettre à jour ces croyances prend généralement du temps. Le soutien d’une personne compétente ou d’un ami de bien[1] peut s’avérer utile. Quoi qu’il en soit, lorsque nous faisons l’effort d’identifier et de transformer nos croyances limitatives, nous trouvons une énergie et un potentiel énormes.

Se tourner vers ce qui est difficile

Notre aversion pour les expériences désagréables est intimement liée à nos attentes non satisfaites [N’attendez rien !] et à nos croyances. Pourquoi rester assis pendant 30 minutes avec des pensées, des sensations et des émotions désagréables alors qu’on peut facilement y échapper –en nous plongeant dans un film, un verre et un sachet de chips à portée de main ? Il y a un temps pour la distraction et un temps pour l’investigation. Lorsque la distraction devient refuge, nous négligeons la rencontre avec nous-mêmes. Or il y a beaucoup à apprendre (et à guérir) à examiner les recoins sombres, inconfortables, chaotiques, ou, d’une manière générale, désagréables de notre esprit. C’est là que nous pouvons rencontrer les cinq entraves ou énergies mentales qui obscurcissent la clarté de l’esprit et font obstacle à notre cheminement sur la voie spirituelle. Il est important de se familiariser avec ces visiteurs que sont le désir (la saisie), l’aversion (le rejet), la somnolence ou l’apathie, l’agitation ou l’inquiétude, et le doute. Apprendre à les reconnaître lorsqu’ils se manifestent fait partie intégrante de notre pratique. Si celle-ci diminue, il y a de fortes chances que la nature peu agréable d’un (ou plusieurs) de ces obstacles y soit pour quelque chose.

Si vous vous surprenez à éviter le coussin, commencez donc par regarder à l’intérieur et à l’extérieur de vous-même. Une fois que vous aurez découvert ce qui génère de la résistance, réfléchissez à ce que vous pourriez modifier. Parfois, il suffit de mobiliser le courage et la persévérance nécessaires pour continuer à pratiquer. À d’autres moments, nous pouvons avoir besoin de l’aide d’une autre personne pour passer un moment difficile. Il peut aussi être intéressant de renouer avec notre motivation initiale et de retrouver les raisons qui nous ont amenés à la pratique. Et d’évaluer de temps à autre notre pratique sur base de nos observations et des points évoqués ci-dessus.

Oren Jay Sofer est membre du Conseil des enseignants de Spirit Rock.

[1] Toute personne dont le comportement, les conseils ou les enseignements vous encouragent à continuer et approfondir votre pratique.

Conseils aux adeptes de la procrastination[1]

Comment aborder les questions qui se posent parfois lorsque nous nous approchons du coussin

D’après Lama Palden Drolma, tricycle, 09 mars 2020

Tous les méditants connaissent la résistance à la méditation. C’est l’un des principaux obstacles à la pratique. En général, elle se manifeste tout particulièrement lorsque nous nous approchons de notre coussin. C’est généralement le moment où je me rends compte que j’ai oublié de sortir les poubelles. Je décide de le faire tout de suite, et en sortant les poubelles, je remarque que le jardin est vraiment sec, et je me souviens qu’on annonce de la chaleur. Il faut que j’arrose tout de suite, mais je dois d’abord débrancher le système d’irrigation automatique. Et j’ai oublié comment faire. J’appelle donc le vendeur, et ainsi de suite… jusqu’à ce que les 45 minutes que j’avais décidé de consacrer à la méditation se soient écoulées. Je me console en me disant que je pourrai méditer demain. Bien sûr, certaines tâches sont importantes et doivent être faites, mais nous devons faire en sorte que notre temps de méditation ne soit pas négociable.

Il y a de multiples raisons pour expliquer notre résistance à la pratique spirituelle mais on peut néanmoins en dégager quelques grands schémas. Nous pouvons reculer devant la perspective de méditer, en nous disant : « Mon esprit est trop occupé ; je ne pourrai jamais faire ça ». Ou bien nous sommes partagés entre l’envie de méditer et la crainte de perdre quelque chose : si je pratique l’assise et le lâcher prise, je pourrais perdre la motivation [dont j’ai bien besoin par ailleurs]. Si je médite, je n’arriverai plus à rien. Ou bien nous nous demandons : « Est-ce vraiment bien de prendre du temps pour soi ? » Ce type de pensées n’est souvent qu’à moitié conscient. Souvent, nous ne savons même pas pourquoi une partie de nous n’a pas envie de méditer. Derrière ces pensées et ces sentiments se cache parfois une sorte de peur. En général, les gens doivent faire preuve d’un surcroît de volonté ne serait-ce que pour s’asseoir. Un lama disait : « Vous pourriez tout aussi bien sortir deux coussins quand vous méditez – un pour vous et un pour votre résistance. Elle vous accompagnera très souvent. » Autrement dit, il est important de reconnaître toute résistance. Laissez-lui un peu d’espace, et continuez la méditation.

Au fur et à mesure que notre méditation s’installe dans notre quotidien, de nouveaux schémas se forment. Si nous considérons notre méditation quotidienne comme non négociable, au même titre que se brosser les dents, cela peut nous aider – de la même manière qu’un enfant peut résister à l’idée d’aller à l’école jusqu’à ce qu’il réalise que l’école est inévitable et accepte d’y aller tous les jours.

Méditer avec d’autres personnes une fois par semaine ou plus est également utile. D’une certaine manière, si nous nous organisons pour méditer avec d’autres personnes, cela a un effet bénéfique. Dans un groupe, l’intention combinée des méditants aide chaque individu. Le fait de retrouver le groupe, même si ce n’est qu’une fois par semaine, peut nous aider à maintenir notre engagement à méditer.

Une autre option consiste à prendre un peu de temps pour examiner cette résistance. Si elle se manifeste dans la méditation, ne l’évacuez pas trop rapidement, mais demandez-vous : « Qu’est-ce qui va / peut m’arriver ? » N’essayez pas de comprendre, d’analyser. Écoutez simplement et attentivement la réponse qui apparaît. Continuez à écouter, simplement. Ne rejetez aucune réponse. Les réponses qui viennent du subconscient n’ont souvent pas de sens au départ, mais de mon expérience, si nous continuons à suivre les fils sans juger, tout finit par devenir clair. Il est important, à cet égard, d’être bienveillant vis-à-vis de vous-même, tout comme vous seriez bienveillant, patient et gentil avec un petit enfant qui vous est cher. Se critiquer soi-même ne fait qu’ajouter à la difficulté.

On peut se dire : « Ces instructions sont trop nébuleuses, trop abstraites, et en plus, je ne sais pas comment faire pour lâcher prise ! » [C’est que les instructions nous indiquent une direction mais que la clarté et la compréhension n’apparaissent que dans le cheminement.] Lâcher prise est une compétence que nous devons développer. Tout d’abord, nous pouvons saisir les moments où nous lâchons prise naturellement, comme lorsque nous nous posons sur le canapé après une dure journée au travail, lorsque nous atteignons la destination de notre randonnée et faisons une pause, ou lorsque nous nous prélassons sur notre serviette à la plage. Si nous restons consciemment présents lors de ces expériences, nous pouvons voir que nous savons comment lâcher prise, mais nous devons cultiver cette capacité afin de pouvoir l’utiliser à tout moment.

La résistance peut aussi se manifester dans la crainte que le moi se désintègre ou se dissolve. Ce moi s’est donné beaucoup de mal depuis la petite enfance pour créer une structure de fonctionnement stratégique. Il peut se sentir menacé lorsqu’il s’engage dans une pratique spirituelle. Si nous nous traitons avec bienveillance, il est plus facile pour le moi de se sentir à l’aise et d’apprendre à se détendre dans le processus. Rien de négatif ne va se produire ! Nous n’allons pas nous perdre soudainement ou nous dissoudre dans le néant. Le moi finit par apprendre qu’il n’a pas besoin d’être aux commandes tout le temps. Il apprend que c’est bien de faire une pause !

La tendance à vouloir tout cloisonner est un autre problème qui peut se poser dans notre travail spirituel. Par exemple, nous pouvons placer notre pratique spirituelle dans une « case » spécifique, sans lien avec le reste de notre vie.[2]

Beaucoup de patients[3] m’ont décrit avoir eu un père violent à la maison envers sa femme et ses enfants, mais qui se comportait comme un citoyen modèle dans le monde. Les gens le trouvaient formidable. Nous pouvons nous aussi compartimenter différents aspects de nous-mêmes et présenter un visage différent à l’extérieur et à la maison. Le fait de cultiver l’ouverture et s’y reposer fait obstacle à l’hypocrisie et au cloisonnement. Le moi essaie de faire ce qui est le mieux pour nous, mais il lui manque des informations essentielles. Il a développé ses stratégies dès notre plus jeune âge. Nos convictions fondamentales sont issues de nos premières expériences. Puis nous avons continué à fonctionner sur cette base. Nous devons désormais être prêts à prendre conscience de qui nous sommes, en nous interrogeant profondément sur notre « système d’exploitation » et sur ce qui le sous-tend. Avec le temps, nous commençons à percevoir nos schémas, et lorsque nous voyons et comprenons leur nature erronée, nous pouvons les abandonner. C’est un processus qui demande du temps et de l’engagement.

A mesure que nous nous familiarisons avec la méditation, nous pouvons développer une attitude moins réactive, plus adéquate chaque fois que nous sommes confrontés à la contrariété, à l’émotion ou au désarroi De nouvelles possibilités apparaissent grâce à l’ouverture, à l’équanimité et à l’amour. Lorsque nous pratiquons l’assise, notre esprit se familiarise avec de nouvelles façons de percevoir, de nouvelles façons d’être et avec une présence plus profonde, plus intime. Lorsque notre méditation est intégrée dans notre vie quotidienne, elle se manifeste de plus en plus souvent dans le flux de nos expériences, d’instant en instant. Elle féconde et nourrit alors l’ensemble de notre vie. Nous agissons avec plus d’amour, de compassion et de sagesse.

Psychothérapeute professionnelle, Lama Palden Drolma a étudié dans l’Himalaya avec de grands maîtres tibétains, dont Kalu Rinpoché, qui l’a autorisée à devenir l’un des premiers lamas occidentaux.

[1] procrastiner : remettre sans cesse à plus tard, sans bonne raison

[2] Souvenez-vous, pour celles et ceux qui ont vu le film Zen for nothing, de la séquence où le personnage central évoque les différents cadres dans lesquels nous nous enfermons comme autant de compartiments séparés, non reliés, non intégrés.

[3] Lama Drolma est psychothérapeute.

COVID 19 ET LUMEÇON

Un message de Stéphane Olivier, Directeur Général du CHU Ambroise Paré

Dans la Cité du Lumeçon, on aime, par tradition, le Combat.

En ce moment-même, les équipes de nos hôpitaux en livrent trois en même temps.

Le premier de ces combats est un rude corps-à-corps contre une maladie méconnue et fourbe. L’efficacité des médicaments est incertaine. L’évolution des malades surprend parfois : un patient qu’on croyait sorti d’affaire meurt en deux heures, sans qu’on sache pourquoi. A chaque fois, c’est une claque pour l’équipe. Les Saint-Georges de cette bataille sont les infectiologues. Leurs chinchins: des infirmiers, des aides-soignants, des médecins issus des spécialités les plus diverses.

Il y a aussi le combat contre l’ennemi invisible, le virus. Malgré le manque révoltant de masques et de blouses, les collègues font de leur mieux pour protéger de la bestiole leurs patients les plus vulnérables, leurs collègues, leurs familles, eux-mêmes. Plusieurs ont été presque terrassés, fiévreux, alités, puis se sont remis sur pieds et ont rejoint l’arène. Dans ce deuxième combat, les personnages essentiels sont les hygiénistes, les acheteurs et surtout les techniciens de surface.

Le troisième combat est peut-être le plus discret et le plus terrible à la fois. C’est la lutte pour préserver l’humanité des soins. Quand les visites sont interdites, quand les cadavres sont contagieux, les équipes font face à d’horribles dilemmes éthiques. A cette vieille dame qui va mourir, faut-il autoriser la visite d’un mari fragile ? Ce linceul pestilentiel, faut-il l’ouvrir, au risque de contaminer un collègue, pour permettre à la famille de voir une dernière fois un visage abîmé ? Ici, les héros sont des psychologues, des assistants sociaux ou encore des ergothérapeutes.

D’autres héros de l’hôpital sont ceux qui habillent, équipent, informent, nourrissent ou coordonnent les collègues. Et en guise de chambourlettes, nous sommes heureux et fiers d’accueillir les amis experts de MSF.

Notre Lumeçon contre le virus n’est donc pas belliqueux, mais solidaire. Chacun y joue un rôle indispensable et se sent galvanisé par les encouragements du grand public, même si la foule est confinée plutôt que massée sur notre belle Grand’Place.

Je n’ai jamais été aussi fier de mes collègues. Et les Montois, ouais, et les Montois ne périront pas !

Entrez votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par e-mail.

septembre 2020
L M M J V S D
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930