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L’attachement, c’est exactement le contraire de l’amour. L’amour dit : « Puissé-je te rendre heureux », l’attachement : « Puisses-tu me rendre heureux. »

Dites que ceci ou cela est un obstacle et ce sera un obstacle. Dites que c’est une possibilité, et ce sera une possibilité. Rien n’est séparé de la vie spirituelle.

Les choses les plus affreuses peuvent se produire, si vous êtes ‘centrés’, vous pourrez faire face. Si pas, vous serez ébranlés par les choses les plus insignifiantes. Ce n’est pas l’expérience vécue ou les circonstances qui comptent : c’est l’attitude qui importe.

http://tricycle.org/magazine/no-excuses/?utm_source=Tricycle&utm_campaign=6f24018e60-Daily_Dharma_10_05_2016&utm_medium=email&utm_term=0_1641abe55e-6f24018e60-307311133

 

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Il nous faut abandonner nos espoirs et nos attentes, comme aussi bien nos peurs, et entrer de plain-pied dans la déception, travailler avec la déception, entrer dedans et en faire notre mode de vie, ce qui est loin d’être aisé. La déception manifeste que nous sommes fondamentalement intelligents. On ne peut la comparer à rien d’autre ; elle est si nette, précise, évidente et directe. Si nous pouvons nous ouvrir, nous commençons soudain à voir que notre attente n’est pas pertinente, comparée à la réalité des situations que nous affrontons – et automatiquement surgit un sentiment de déception.

La déception est le meilleur véhicule que l’on puisse utiliser sur le sentier du dharma. Elle infirme l’existence de notre ego et de ses rêves. Cependant, si nous sommes engagés dans le matérialisme spirituel, si nous considérons la spiritualité comme une partie de notre accumulation de savoir et de vertu, si la spiritualité devient une façon de nous construire, alors, bien sûr, le processus de  l’abandon dans son ensemble est complète-ment distordu. Si nous considérons la spiritualité comme un moyen de nous mettre à l’aise, alors nous tâcherons de rationaliser chaque expérience désagréable, chaque déception : « Évidemment, il doit s’agir d’un acte de sagesse de la part de mon gourou, parce que je sais, je suis absolument sûr que mon gourou ne peut pas faire le mal. C’est un être parfait et toutes ses actions sont justes. Tout ce que Guruji fait, il le fait pour moi, parce qu’il est de mon côté. Aussi je puis bien me permettre de m’ouvrir. Je peux lâcher prise en toute sécurité. Je sais que j’avance sur le droit chemin. » Il y a quelque chose de pas très juste dans une telle attitude. Elle témoigne, au mieux, de notre esprit simple et naïf. Nous sommes captivés par l’aspect terrible et inspirant, digne et coloré du « Maître ». Nous n’osons pas voir différemment. Nous sommes convaincus que tout ce dont nous faisons l’expérience est partie intégrante de notre développement spirituel. « Ça y est, j’ai l’expérience, je me suis fait moi-même et je connais tout, peu ou prou ; les livres que j’ai lus confirment mes croyances, la justesse de mes idées. Tout coïncide. »

(…)

Traditionnellement, l’abandon est symbolisé par des pratiques comme la prosternation, qui est l’acte de tomber. En même temps, on s’ouvre psychologiquement et l’on s’abandonne complètement en s’identifiant avec ce qu’il y a de plus bas, en reconnaissant notre caractère brut et grossier. Ainsi, on se prépare à être un réceptacle vide, prêt à recevoir les enseignements.

 

CHÖGYAM TRUNGPA, Pratique de la voie tibétaine, Point Sagesses, Paris 1976, pp. 35-36

 

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