« La personne qui décide qu’elle a assez souffert et souhaite qu’on la laisse mourir se trouve dans une situation qu’on ne peut qualifier ni de vertueuse ni de non-vertueuse. On ne peut certainement pas la blâmer d’avoir pris cette décision, et ce n’est pas là un acte karmiquement négatif : c’est simplement le désir d’éviter de souffrir, désir fondamental de tous les êtres. D’un autre côté, ce n’est pas non plus un acte particulièrement vertueux. Décider dans une telle situation de ne pas permettre à la maladie de quelqu’un de suivre son cours jusqu’à le tuer est un acte karmiquement neutre. Il s’agit moins en effet dans ce cas de désirer mettre fin à la vie de quelqu’un que de souhaiter mettre un terme à ses souffrances. C’est donc un acte neutre au plan karmique. »

« Cette réponse, ajoute Fabrice Midal, est plus subtile que ce qui est généralement écrit sur le sujet, peut-être de manière un peu dogmatique. »

Kalou Rinpoché, source non précisée, citation de Fabrice Midal in : Le bouddhisme face au suicide et à l’euthanasie, dossier réalisé par A. Bouloc, La Lettre de l’UBE, n°19, février 2005, p. 13