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« Nous sommes à présent en possession d’une précieuse vie humaine pourvue de dix-huit caractéristiques[1] très difficiles à obtenir. Ainsi qu’il est dit, si l’on pratique correctement l’enseignement du Bouddha,

 

Ce corps est un navire en partance pour la libération,

Sinon, une ancre qui nous retient au samsara.

Ce corps est l’agent de nos actions

Positives autant que négatives.

 

Pour celui qui tend vers l’Éveil, il vaut bien mieux posséder une existence humaine que de naître parmi les dieux, où l’on vit de nectar, où tous les vœux se réalisent grâce à l’arbre-aux-souhaits, où n’existent ni fatigue, ni difficulté ni maladie, ni vieillesse. C’est  sous forme humaine et non divine, en possédant les huit libertés et les dix conditions favorables, que chacun des mille Bouddhas de cet âge a atteint et atteindra l’Éveil.

De plus, cette existence humaine ne se gagne ni par la force ni par le simple fait du hasard : elle est le résultat d’actes positifs. Comme il est rare que les êtres accomplissent des actes positifs, une précieuse existence humaine est en réalité très difficile à obtenir.

A présent, nous avons cependant réussi à naître dans cette condition, nous avons rencontré les enseignements du Bouddha, nous sommes entrés dans la voie et recevons des instructions. Or, comme dit le proverbe : « Le seul fait d’écouter des enseignements ne libère pas du samsara. » Si nous ne sommes pas capables de les mettre en pratique, ils ne nous serons d’aucune aide lorsque nous serons confrontés aux tourments de la naissance, de la maladie, de la vieillesse et de la mort. Un malade qui bénéficierait de la présence d’un médecin à son chevet, mais qui ne se conformerait pas à sa prescription, ne verrait pas la douleur disparaître d’elle-même. »

 

Dilgo Khyentsé, Audace et Compassion, PADMAKARA, 20082, pp. 15 s.


[1] Les dix-huit caractéristiques de la précieuse vie humaine comprennent les huit libertés et les dix richesses. Les huit libertés résultent du fait de n’avoir pas pris naissance : 1) dans les mondes infernaux, 2) le monde des esprits avides, 3) le règne animal, 4) les royaumes célestes, 5) parmi ceux qui ignorent le Dharma, 6) parmi les hommes aux vues erronées telles le nihilisme ou la croyance en l’existence de l(ego et des phénomènes, 7) dans une époque où aucun Bouddha n’est apparu, 8) avec un handicap mental. Les dix richesses comprennent cinq richesses intrinsèques à l’individu et cinq richesses qui lui sont extrinsèques. Les cinq richesses intrinsèques sont : 1) naître sous une forme humaine, 2) vivre dans un lieu où l’enseignement du Bouddha est dispensé, 3) posséder des facultés normales, 4) ne pas avoir commis d’actions négatives aux résultats karmiques très lourds, 5) avoir foi en la doctrine du Bouddha. Les cinq richesses extrinsèques sont : 1) un Bouddha est apparu en ce monde, 2) il y a enseigné le Dharma, 3) sa doctrine perdure, 4) elle est encore pratiquée, 5) et un maître spirituel nous guide.

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