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La distraction et l’agitation auxquelles nous avons

l’habitude de céder nous coupent souvent de nous-mêmes.

  

« Cela peut se passer n’importe où – lors d’un rendez-vous professionnel ou d’un dîner en famille. On peut très bien assister à une très belle fête et avoir l’esprit complètement ailleurs. Totalement absorbés par nos problèmes, nous échafaudons des solutions, sans que cela ne nous donne jamais satisfaction – parce que cela ne nous permet jamais de renouer le contact avec nous-mêmes. En vérité, nos pensées et nos stratégies sont les élucubrations d’un corps, d’une parole et d’un esprit englués dans la souffrance – ceux de l’égo ou de l’identité que nous prenons à tort pour notre « moi », juste parce qu’ils nous sont si familiers. S’efforcer d’améliorer son égo ne libère pas de la souffrance ; cela ne fait que renforcer la déconnexion.

Il est capital de percevoir l’existence de la souffrance et d’entretenir une juste relation avec elle. La cause première de la souffrance est l’ignorance, l’incapacité à voir la véritable nature de l’esprit, toujours ouverte et claire, source de toutes les qualités. Aveugles à notre véritable nature, nous recherchons le bonheur en dehors de nous-mêmes. […]

Tant que nous ne prenons pas conscience de cette souffrance et de notre propre déconnexion, aucune voie de guérison n’est possible, et il nous est impossible de réaliser notre plein potentiel dans cette vie. […]

Cette perte de contact, nous pouvons la ressentir de diverses manières : irritation, ennui, agitation, tristesse ou sensation diffuse de manque. Pour nous libérer (…), il nous faut établir une relation bienveillante avec les symptômes de notre déconnexion. Rappelez-vous comment vous vous sentez soutenu lorsque vous vous trouvez avec un ami simplement présent, ouvert, qui ne vous juge pas, et intégrez ces mêmes qualités à votre propre expérience. Le silence qui contient cette plénitude de la présence d’autrui est toujours disponible en vous et toujours sublime. C’est exactement de cette manière qu’il vous faut vivre votre souffrance. Entrez en contact avec le calme, le silence et la vastitude. Cela vous permettra d’observer, d’accueillir et de ressentir ce que vous vivez sans juger.

Souvent, nous nous identifions à notre souffrance : « Je suis tellement triste. Je ne peux pas croire que tu m’aies dit ça. Tu m’as blessé ». Qui est ce moi qui est triste, furieux et blessé ? Ressentir de la souffrance est une chose ; être la souffrance en est une autre. Ce « moi », c’est l’égo, et la souffrance fondamentale de l’égo, c’est de ne pas être en contact avec ce qu’il est.

 

Tenzin Wangyal Rinpoche, Finding Freedom From Our Negative Patterns, Buddhadharma, Summer 2011. Traduction : Françoise Myosen

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Le bouddhisme n’étant pas une religion théiste, le bouddhiste ne prie pas un Dieu ou une entité extérieure, considérant qu’il a en lui-même la « nature de bouddha[1] » que son chemin spirituel va l’amener à réaliser.

Mais comme nous vivons dans un monde relatif, dans certaines méditations, nous avons besoin de supports sur la voie [« moyens habiles »] et, pour évoluer, nous faisons des « prières » :

1 – aux trois joyaux : le bouddha, le dharma et la sangha ;

2 – aux archétypes (Ydams ou déités, bouddhisme tibétain) des qualités que nous voulons développer. Par exemple Tchenrézi (Avalokitesvara, Kanon) pour la compassion ;

3 – à notre ou nos guides spirituels issus d’une lignée authentique ininterrompue depuis le bouddha historique Sakyamuni.

 

Il existe différentes sortes de prières :

– prières de refuge et de génération de l’esprit d’éveil (bodhicitta)

– prières à la lignée de tous les maîtres accomplis

– prières spécifiques aux Ydams de méditation (bouddhisme tibétain)

– prières de souhaits

– prières de dédicace de notre activité bénéfique au profit de tous les êtres

 

D’après http://www.zpag.net/Priere/pri_bouddha.htm

 

Voici un exemple de prière de souhait :

 

Puissent tous les êtres de partout,

Blessés des souffrances du corps et de l’esprit,

Obtenir un océan de bonheur et de joie.

Tant qu’ils demeurent dans le cycle de l’existence,

Puissent leur bonheur en ce monde ne jamais décliner.

Puissent ceux qu’affaiblit le froid trouver la chaleur

Et puissent ceux qu’oppressent la chaleur connaître le rafraîchissement.

Puissent tous les animaux être délivrés de la crainte

D’être dévorés les uns par les autres.

Puissent tous les terrifiés échapper à la peur

Et que soient libres les asservis.

Puissent tous les démunis trouver la force.

Puissent tous les voyageurs

Trouver la joie, où qu’ils aillent.

Que plus jamais créature vivante ne souffre,

Ne commette le mal, ne tombe malade.

Que personne ne soit effrayé ou méprisé

Et que jamais son esprit ne soit accablé.

 

Prière prononcée par les délégués bouddhistes à la  Rencontre d’Assise des représentants des religions,  le 27 octobre 1986.


[1] Nature de bouddha, tathâgatagarbha : notion essentielle des divers courants mahayanistes et vajrayanistes

Pour rappel, le centre Shikantaza sera fermé jusqu’au 2 janvier inclus !

Bonnes fêtes de fin d’année !

 

 

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Joyeux Noël à toutes et à tous !

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