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Le site web du dojo vient d’être mis à jour afin de refléter les évolutions de ces derniers mois. Vous trouverez la nouvelle page de présentation du dojo ici.

Ne manquez pas non plus de faire un petit détour par la rubrique « Agenda« !

Bon week-end!

Placées sous la direction scientifique du Prof. Philippe Cornu (INALCO et UCL), ces Rencontres désormais organisées à Mariemont deux fois par an, proposeront  à l’intention d’un large public une vision historique, culturelle et sociétale du bouddhisme.

SAMEDI 11 mai 2013

Cette quatrième Rencontre bouddhique rassemblera l’auditoire autour d’une œuvre vietnamienne contemporaine, d’un écrit célèbre attribué au troisième patriarche du Chan, JIANZHI SENGCAN, mieux connu sous son nom japonais de KANCHI SÔSAN, et d’une rencontre exceptionnelle avec Baudouin DECHARNEUX, qui explorera les dessous d’une question souvent débattue: le Bouddhisme, religion ou philosophie?

PROGRAMME

Vous pouvez télécharger le programme complet de cette Rencontre en cliquant ici.

Renseignements pratiques

Inscription indispensable par téléphone (064 27 37 44 ou 58) ou par mail rp@musee-mariemont.be
Participation: 12€ / personne à régler le jour même à l’accueil du Musée.
Les personnes qui souhaitent déjeuner à La Terrasse, brasserie-restaurant du Musée, sont invitées à prendre contact avec Pascal Yernaux (064 27 37 63). Possibilité de plats végétariens. Réservation indispensable.

La prochaine « Rencontre bouddhiques » aura lieu le samedi 19 octobre 2013.

Aucune connaissance préalable n’est requise pour participer aux Rencontres.

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C’est pourquoi, dans le vide, il n’y a (…)

ni souffrance, ni origine, ni extinction, ni chemin.

Le Sûtra du Cœur de la Prajnâ Pâramitâ

Le Sûtra du Cœur semble nier non seulement les quatre nobles vérités mais aussi d’autres « fondamentaux » du bouddhisme tels les cinq agrégats ou (les douze liens de) la coproduction conditionnée. Le Sûtra du Cœur, un texte iconoclaste ? Ce serait négliger l’importance de ces trois mots : « dans le vide ».

Dans le chapitre (de son ouvrage référencé en bas de page) intitulé « Ni plein ni vide », Thich Nhat Hanh évoque au passage le Soutra du Cœur et montre comment toutes les « négations » qui le caractérisent ajoutent en réalité, sans les rejeter, un éclairage mahayaniste sur ces enseignements du bouddhisme ancien. Pour une meilleure compréhension de l’extrait ci-dessous, il est vivement conseillé de lire le chapitre entier. Dans une captation d’un enseignement donné en français au Villages des Pruniers (http://www.youtube.com/watch?v=JTcshMaQ6wI), Thich Nhat Hahn nous livre un commentaire remarquable de la phrase en exergue de cette rubrique des « Florilèges ».

[Le Bouddha explique aux moines la notion d’interdépendance en prenant l’exemple d’un bol.]

« Bhikkhus, ce bol ne peut pas exister indépendamment. Il est ici à cause de toutes les choses que nous considérons comme n’étant pas lui : la terre, l’eau, le feu, l’air, le potier, et ainsi de suite. C’est la même chose pour tous les dharmas. Tout dharma existe à cause de sa relation d’interdépendance avec tous les autres dharmas. Tous les dharmas existent grâce aux principes d’interpénétration et d’inter-être.

« Bhikkhus, regardez profondément ce bol, et vous y verrez l’univers tout entier qu’il contient dans son intégralité. Il n’y a qu’une chose dont le bol soit vide, un soi individuel et séparé. Un soi individuel et séparé serait un soi existant par lui-même, indépendant de tous les autres éléments. Aucun dharma ne peut exister indépendamment des autres ni posséder un soi essentiel et séparé. Ceci est le sens de la vacuité. « Vide » veut dire « vide d’un soi séparé ».

« Bhikkhus, les cinq agrégats sont les constituants de base d’une personne. La forme ne contient pas de soi car elle ne peut exister indépendamment. A l’intérieur de la forme, il y a des sentiments, des perceptions, des formations mentales et de la conscience. Il en est de même pour les sentiments. Les sentiments n’ont pas de soi car ils n’existent pas indépendamment. A l’intérieur des sentiments, on trouve la forme, les perceptions, les formations mentales et la conscience. Pareillement, aucun des trois autres agrégats n’est doté d’une identité séparée. Les cinq agrégats dépendent les uns des autres pour leur existence, donc, ils sont tous vides.

« Bhikkhus, les six organes, les six objets et les six consciences sensoriels sont également vides. Chaque organe, chaque objet, et chaque conscience sensoriels dépendent de tous les autres organes, objets et consciences sensoriels pour leur existence. Aucun organe sensoriel, aucun objet sensoriel, ni aucune conscience sensorielle ne possède une nature séparée et indépendante.

« Bhikkhus, je vais vous le répétez encore afin que vous le mémorisiez plus facilement. Ceci est donc cela est. Tous les dharmas dépendent les uns des autres pour leur existence. En conséquence, tous sont vides. Vide, ici, veut dire « vide d’un soi séparé et indépendant ».

Thich Nhat Hanh, Sur les traces de Siddharta, Paris, Pocket, 1998, p. 379-380

Dans le bouddhisme, la conception du mariage est bien différente de la conception occidentale traditionnelle. Ce n’est ni un sacrement religieux ni un contrat légal. Selon la tradition du bouddhisme le mariage est simplement une relation humaine, reconnue par les amis et la famille. Dans l’Orient bouddhiste, aucune cérémonie n’est nécessaire. Le couple concerné peut organiser une fête pour amis et famille, et annoncer officiellement qu’ils vivent ensemble. Le couple peut aller au temple voisin et demander bénédiction mais ce n’est pas une cérémonie de mariage. Ils ne sont pas considérés comme vivant « dans le péché » ou illégalement ou de façon non-conventionnelle s’ils ne le font pas. Le mariage est, avant tout, la relation elle-même, le fait de vivre ensemble. Les moines donnant la bénédiction ne créent pas le mariage, ils le reconnaissent, leur bénédiction étant que le couple vive heureux, en accord avec l’esprit du Dharma, s’aidant mutuellement à pratiquer les enseignements du Bouddha. Il n’y a donc pas de difficulté à dissoudre le mariage si ceux qui sont concernés le désirent, et la femme garde son nom. La monogamie, la polygamie et même la polyandrie existent dans les pays bouddhistes et sont considérés comme tout à fait respectables. L’attention bouddhiste est dirigée entièrement vers la qualité des relations humaines entre ceux qui sont concernés.

Source : http://www.centrebouddhisteparis.org/Bouddhisme/Altruisme_individualisme/mariage_bouddhisme.html

 

« Le bouddhisme est certainement une forme d’athéisme. Il faudrait peut-être apporter à ce jugement sommaire quelques précisions supplémentaires. Car il va considérer le concept de Dieu et ses contradictions internes avec une attention dénuée de toute passion ; il observera la même attitude devant le problème de l’existence de l’âme. Et l’analyse de ces notions, vivement recommandée à tous les bouddhistes, les amènera à la conclusion que les systèmes de pensée occidentaux sont inexacts et passablement incomplets. La position bouddhiste en face de la notion de Dieu considérée comme une Réalité Ultime n’est pas celle de l’agnosticisme comme on le prétend parfois. Ce n’est pas une attitude indécise non plus ; c’est, au contraire, une façon, très claire et tout à fait logique d’envisager la question. Quelle que soit la nature de la Réalité, il est impossible à notre intellect limité de la concevoir ; il s’ensuit que toute tentative faite pour la définir conduit nécessairement à des vues erronées sans profit et à une perte de temps. C’est pour cela que le Bouddha a toujours observé un « noble silence » à ce sujet. S’il y a une cause première à l’origine de toutes les causes, s’il y a une Réalité Ultime, une Lumière Illimitée et un Éternel Noumène derrière les phénomènes, ce doit être quelque chose d’absolument infini, inconditionné et dépourvu d’attributs. D’autre part, nous sommes des êtres finis, limités, conditionnés par d’innombrables attributs et, en un sens, également faits de ces attributs. Il en découle naturellement et logiquement que nous nous trouvons dans l’impossibilité absolue d’établir une définition quelconque et valable de Ce qui dépasse notre conscience limitée. Nous pouvons tout au plus émettre quelques suggestions par voie négative et utiliser des analogies ou des symboles. Mais Cela n’en demeure pas moins pour nous un domaine absolument inconnu et inexprimable tant que nous demeurons dans notre état actuel. « Le Tao que l’on peut définir n’est pas le Tao éternel[1] ».

Quant à l’idée de l’existence, chez l’homme, d’une âme immortelle, le bouddhisme s’y oppose formellement (…). Tout ce qui est humain est soumis au changement et à la mort. L’Immortel n’est le bien exclusif d’aucun homme. »

Christmas Humphreys, Le Bouddhisme, Buchet / Chastel, Paris 1961, p. 111-112

Cf. entrée Silence du Bouddha

Les textes proposés sur le blog de Shikantaza expriment avant tout l’opinion de leurs auteurs. Les lecteurs sont invités à les examiner avec l’esprit de libre arbitre prôné par le Bouddha dans le Kalamma Sutta.


[1] Tao Te King, v. 1

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