« Une des erreurs que nous commettons souvent (…) est d’aborder la méditation comme une technique qui va nous rendre plus « fort », mieux à même de rencontrer les difficultés qui sont les nôtres.

 Lorsque les maîtres enseignent la pratique de « Mushotoku » (ne rien attendre) ou « Shikantaza » (seulement s’asseoir), c’est à une approche tout à fait différente qu’ils nous invitent.

 Il ne s’agit pas prioritairement de trouver dans la pratique des forces nouvelles, comme on prendrait des vitamines pour mieux affronter l’hiver, mais au contraire de rencontrer notre fragilité, de devenir intime avec elle, de l’accueillir, de nous poser au cœur même de cette fragilité, de la contempler et – en aucun cas – de vouloir la dépasser. »

 Barry Magid, in : Practice : you can’t do it wrong, Buddhadharma, Spring 2010, p. 38-39

Les textes proposés sur le blog de Shikantaza expriment avant tout l’opinion de leurs auteurs. Les lecteurs sont invités à les examiner avec l’esprit de libre arbitre prôné par le Bouddha dans le Kalama Sutta.