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« Le terme sanskrit karma (kamma en pali) signifie littéralement « action », alors que vipaka est le résultat karmique de l’action (on parle aussi de phala, son « fruit »). Comme le suggère ce doublet, le point essentiel est que nos actes ont des conséquences – ou plus précisément que nos actes moralement pertinents ont des conséquences moralement pertinentes qui dépassent leurs effets immédiats. Dans la compréhension populaire la plus courante, la loi du karma et de la renaissance est une façon de contrôler la façon dont le monde nous traitera dans le futur, ce qui implique aussi de façon plus immédiate, que nous devons accepter notre propre responsabilité pour ce qui nous arrive maintenant, comme une conséquence de ce que nous avons sans doute fait dans le passé (« Si je suis né aveugle, et bien, ce doit être de ma faute… ») Or, un tel argument [méconnait complètement] la signification révolutionnaire de la réinterprétation de la tradition indienne par le Bouddha.

Il vaut sans doute mieux comprendre le karma comme la clé du développement spirituel, se demander comment notre situation existentielle peut être transformée en changeant dès à présent les motivations de nos actes. »

David Loy, Notes pour une révolution bouddhiste, Kunchab+, Bruxelles 2010, p. 73 s.

Les textes proposés sur le blog de Shikantaza expriment avant tout l’opinion de leurs auteurs. Les lecteurs sont invités à les examiner avec l’esprit de libre arbitre prôné par le Bouddha dans le Kalama Sutta.

Cf. Karma (Philippe Cornu) et Karma et injustice sociale

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