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« Et dieu dans tout ça ? » le magazine des philosophies et des religions

RTBF.Be – La Première

Dimanche 31 octobre 2010

1ère diffusion de 11h00 à midirediffusion de 23h15 à minuit
Cette émission sera disponible en podcast ici pendant environ un mois.

Sujet principal :  Ésotérisme chrétien et franc-maçonnerie

A priori, la franc-maçonnerie semble être très éloignée du christianisme. Pourtant, les historiens sont unanimes à considérer que le développement de cette étrange société doit beaucoup à une approche particulière de l’héritage philosophique chrétien…C’est en tout cas le sujet d’un cycle de conférences qui commence en ce moment à l’ULB.

De la fin du XIXe siècle à la Seconde Guerre mondiale, l’ésotérisme connaîtra une vogue certaine et sera l’objet de nombreuses publications. Les années 1960 et suivantes verront également une certaine résurgence de ce courant, malgré les errances de certains de ses chefs de file en direction du fascisme et du nazisme. Curieusement, ce courant n’avait qu’assez peu mobilisé la recherche universitaire qui a eu longtemps tendance à n’y voir qu’un fatras de dangereuses élucubrations. Mais, derrière une façade qui se veut volontiers immuable, comment la « pensée ésotériste » a-t-elle évolué avec son temps ? Que nous dit-elle sur les nostalgies de l’homme d’aujourd’hui ? Et a-t-elle encore de l’influence sur un mouvement comme la franc-maçonnerie contemporaine ? C’est le sujet d’un cycle de conférences ouvertes au grand public qui est organisé par le Groupe de recherches et d’études des mouvements maçonniques et ésotériques (GREMME) au sein du Centre interdisciplinaire d’étude des religions et de la laïcité à l’ULB.

Avec Jean-Pierre Laurant, chargé de conférence à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris et biographe de René Guénon ; Olivier Santamaria,  chercheur en histoire des religions au CIERL/ULB, Sophie Pérenne, philosophe, auteure de « La Vision paradoxale » et de « L’Obscure lumière des sages – introduction à la voie ésotérique » (éd. Acarias)

Infos: http://gremmenews.blogspot.com/p/seminaire-2010.html

Sujet livre : « Et si de l’amour on ne savait rien ? » Rencontre avec Fabrice Midal.

Fabrice Midal est un philosophe français atypique : juif de naissance, bouddhiste d’adoption ; c’est aussi un remarquable philosophe des arts plastiques. Dans l’un de ses derniers livres en date, il revient sur ce qui est sans doute l’un des moteurs les plus fondamentaux de l’être humain : l’amour. Vaste entreprise, sans aucune doute, que de revisiter une notion qui a mobilisé les penseurs de tous les temps et de toutes les civilisations ! Mais Fabrice Midal, le fait avec une fraîcheur inédite, en décloisonnant joyeusement tous les champs du savoir et de la connaissance… Et il nous donne à voir soudain l’amour avec de nouveaux yeux. Ceux de Chimène ?

Fabrice Midal « Et si de l’amour on ne savait rien ? », éd. Albin Michel 2010

Site de Fabrice Midal : http://www.prajna-philia.com/

« Dans la pratique de la méditation, nous nous appliquons à développer une qualité d’attention, de façon à être constamment présents et conscients. Si nous pratiquons avec énergie et patience, l’esprit parvient à se stabiliser. Ensuite, quels que soient les phénomènes sensoriels que nous percevions, agréables ou désagréables, et quels que soient les phénomènes mentaux comme nos réactions de joie ou d’abattement, nous les verrons clairement. Les phénomènes sont une chose et l’esprit en est une autre. Ce sont deux choses séparées.

Quand quelque chose entre en contact avec l’esprit et que cela éveille une réaction agréable en nous, nous voulons la prolonger. Quand quelque chose de désagréable se produit, nous voulons y échapper. Ce n’est pas observer l’esprit, c’est courir après les phénomènes. Les phénomènes sont les phénomènes, l’esprit est l’esprit. Il faut que nous les séparions et que nous voyions clairement ce qu’est l’esprit et ce que sont les phénomènes. Ensuite nous pourrons être en paix.

(…)

L’esprit, dans son état naturel, le véritable esprit, est quelque chose de stable, de non pollué. Il est brillant et propre. Il est obscurci et pollué parce qu’il entre en contact avec les objets des sens et qu’il se met sous leur joug en les désirant ou en les repoussant. Ce n’est pas que l’esprit soit pollué par nature mais seulement qu’il n’est pas encore établi dans le Dhamma, de sorte que les phénomènes peuvent le souiller.

La nature de l’esprit originel est inébranlable. L’esprit est paisible. Nous ne sommes pas paisibles parce que nous sommes attirés par les objets des sens et nous finissons par être esclaves des différents états mentaux qui en découlent. Le véritable sens de la pratique, c’est de retrouver le chemin qui nous ramène à l’état d’origine, c’est retrouver notre ancienne demeure, l’esprit originel qui ne se laisse pas dévier par les phénomènes quels qu’ils soient. Par nature, cet esprit-là est parfaitement paisible. C’est quelque chose qui est déjà en nous. »

Ajahn Chah, Tout apparaît, tout disparaît, Éditions Sully, 2010, p. 21 – 23

Les textes proposés sur le blog de Shikantaza expriment avant tout l’opinion de leurs auteurs. Les lecteurs sont invités à les examiner avec l’esprit de libre arbitre prôné par le Bouddha dans le Kalama Sutta.

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