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« Au loin dans la montagne sonne la cloche du grand temple. Vous entendez le son de la cloche se répercuter dans l’air du matin, et toutes vos pensées s’anéantissent. Vous, n’est plus rien. Tout est vous. Il n’y a plus que le son de la cloche qui emplit l’univers. »

(…)

Dans [cette] expérience, l’extérieur et l’intérieur ne font qu’un. Ceci est l’esprit du zen. »

Seung Sahn, source inconnue

La pompe du monastère zen où elle réside étant en panne, l’auteure est obligée, en plein cœur de l’hiver, de se rendre à la rivière pour s’approvisionner en eau.

« Je négocie la dernière partie du chemin, la plus raide, et voici la rivière : enserrée dans une gorge creusée au fil des millénaires, déboulant avec toute l’énergie du printemps et des glaciers, contournant les rochers dans un éclat de rire, elle brille de mille perles de glace qui renvoient l’éclat rose du soleil levant. Quelle joie ! Penser que si la pompe avait démarré, jamais je n’aurais fait l’effort de venir jusqu’ici et j’aurais manqué cela. On oublie peut-être trop souvent qu’il faut en nous un manque pour pouvoir recevoir. Que donner à celui qui a tout ? De même que le feu nous apprend le prix de la chaleur, la rivière aujourd’hui me fait cadeau de sa beauté, de sa force. Et j’ai envie de dire, avec le vieil ermite chinois Li Po :

« Nous nous asseyons ensemble, la rivière et moi

Jusqu’à ce qu’il ne reste plus que la rivière… »

Joshin Luce Bachoux, Journal de mon jardin zen, Desclée de Brouwer, Paris 2009, p.118-119

Les textes proposés sur le blog de Shikantaza expriment avant tout l’opinion de leurs auteurs. Les lecteurs sont invités à les examiner avec l’esprit de libre arbitre prôné par le Bouddha dans le Kalama Sutta.

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