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Comme nous l’annoncions tout récemment, à la demande de plusieurs pratiquants du Centre, nous avons décidé de réorganiser une retraite de week-end. Celle-ci aura lieu à l’Abbaye de Maredret (près de Maredsous, plan) du vendredi 1er octobre au soir au dimanche 3 octobre après-midi.

Vous trouverez le « programme » provisoire de cette retraite ci-dessous.

Pour tout renseignement, contactez-nous à l’adresse info[@]shikantaza.be.

Horaire Sesshin Maredret

Vendredi17h00 – 18h00 Arrivée et installation

18h30 – 19h00 Introduction à la sesshin

19h00               Dîner

20h30 – 21h00 Zazen

Samedi

07h30 – 8h00 Zazen

08h05 – 8h15 Cérémonie

08h15 Déjeuner

09h15 – 09h50 Zazen

09h50 – 10h00 Kin hin

10h00 – 10h35 Zazen

10h40 Pause Café – Thé

11h15 – 11h50 Zazen

11h55 – 12h30 Teisho (enseignement)

13h00 Déjeuner

15h00 – 15h35 Zazen

15h35 – 15h45 Kin hin

15h45 – 16h30 Teisho

16h35 Pause Café – thé

17h10 – 17h45 zazen

17h45 – 17h55 kin hin

17h55 – 18h30 zazen

19h00 Dîner

20h30 – 21h00 zazen

Dimanche07h30 – 8h00 Zazen

08h05 – 8h15 Cérémonie

08h15 Déjeuner

09h15 – 09h50 Zazen

09h50 – 10h00 Kin hin

10h00 – 10h35 Zazen

10h40 Pause Café – Thé

11h15 – 11h50 Zazen

11h55 – 12h30 Teisho (enseignement)

13h00 Déjeuner

14h30 – 15h05 Teisho

15h05 – 15h15 Kin hin

15h15 – 15h45 Zazen

16h00 Café – thé?


Le coût total du séjour est de 75 EUR, qui seront à verser sur le compte de l’ASBL Shikantaza. Notez que la location des draps de lit n’est pas comprise dans le prix de la pension (+ 7,5 EUR, à payer sur place le cas échéant).

Il est possible de s’inscrire jusqu’à une semaine avant la retraite, sous réserve que des chambres soient encore disponibles à ce moment.

C’est salutaire, les retraites. Comme un grand nettoyage de printemps pour le corps et l’esprit. Ma dernière «sesshin» remontait au mois de juillet dernier, et ses bienfaits n’étaient déjà plus, pour la plupart (mais pas pour l’essentiel!), qu’un lointain souvenir.

Celle du week-end dernier a eu lieu à l’Abbaye de Maredret, dont les vieilles pierres et l’environnement verdoyant offrent un cadre propice au recueillement.

Une sesshin, c’est l’occasion de se retrouver, avec et face à soi-même. Et cette rencontre n’est jamais anodine. Souvent, elle est pour moi synonyme de «résistances» qui lâchent, la fatigue et l’accumulation des zazens aidant. Je me retrouve alors avec le corps et l’esprit nettoyés de toutes leurs tensions, comme lavés par une pluie bienfaisante. Cela se fait tantôt dans la douleur, dans la colère et dans les larmes de rage, et tantôt dans la douceur, avec une joie profonde et le sentiment d’entrer – enfin? – en contact avec ma vraie nature, mon vrai «moi».

Cette fois, au bout de tant de mois passés à courir après le temps et après je-ne-sais-quoi d’autre, les larmes de rage étaient au rendez-vous. La joie profonde aussi. Joie du calme retrouvé après la tempête intérieure. Joie de ces moments de partage avec mes compagnons de zendo, que j’apprends à mieux connaître à travers le silence. C’est fou ce qu’on entend mieux dans le silence. On entend les regards, les sourires.

Il y a l’enseignement, aussi, toujours plus intensif et mieux reçu pendant les retraites. Ce week-end, il portait sur les Quatre Nobles Vérités, concept fondamental du bouddhisme pourtant trop souvent négligé ou banalisé. Or, s’il y a bien une chose qui guide nos actes, ce sont elles. De même qu’elles constituent la pierre angulaire de notre pratique. Mais j’espère pouvoir revenir plus tard aux quelques réflexions que les teishos m’ont inspirées.

Enfin, pour la première fois, au cours de ce week-end, j’ai vraiment eu le sentiment de faire partie d’une «sangha», d’une communauté de pratiquants. Jusque là, je ne me rendais pas compte que j’utilisais ce mot sans en percevoir le sens profond. Être ensemble, c’est tellement plus que d’être à douze!

En conclusion : merci, les amis. Et vivement la prochaine! Là, je dois filer, la «vie» m’appelle!

Françoise

Tokuda Senseï à Voix Bouddhistes
.

« Sesshin » signifie, littéralement, « toucher l’esprit » ou « toucher le cœur ». Et c’est bien ce qu’exprime Pierre, membre de notre groupe de méditation, dans les quelques impressions qu’il nous livre de sa toute première sesshin, le week-end dernier, à l’Abbaye de Maredret.

Douze personnes ont pris part à cette retraite, dont dix membres du Centre. Cinq d’entre eux n’avaient aucune expérience de cette forme de pratique intensive, mais tous ont manifestement « accroché ». À tel point que nous avons décidé de remettre le couvert le premier week-end d’octobre. Plus d’informations suivront bientôt !

« La posture joue un rôle crucial dans la pratique de la méditation. Le pratiquant bouddhiste la cherche et apprend à l’habiter. Le maître Zen Shunryu Suzuki écrit ainsi : « Soyez assis droit comme si votre tête soutenait le ciel. Il ne s ‘agit pas là simplement de forme ou de respiration. Ceci est la clef du bouddhisme. C’est une expression parfaite de votre nature de Bouddha. Si vous voulez vraiment comprendre le bouddhisme, vous devriez pratiquer ainsi. Ces formes ne sont pas des moyens d’obtenir le juste état d’esprit. Être dans cette posture même est le but de notre pratique. Quand vous avez cette posture, vous avez le juste état d’esprit ; aussi n’y a-t-il pas besoin d’atteindre quelque état d’esprit spécial.1 »

Fabrice Midal, L’écoute du ciel, Pygmalion, Paris 2009, p. 164

1Citation in : Shunryu Suzuki, Esprit zen, esprit neuf, Seuil, Points Sagesse 1977, p. 37

Les textes proposés sur le blog de Shikantaza expriment avant tout l’opinion de leurs auteurs. Les lecteurs sont invités à les examiner avec l’esprit de libre arbitre prôné par le Bouddha dans le Kalama Sutta.

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